Christine Lagarde

La directrice générale du FMI Christine Lagarde à Paris, en mars 2016. REUTERS/Jacky Naegelen

Le sort de la Deutsche Bank rend les places de marché européennes fébriles. Menacée d'une amende de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) aux Etats-Unis, la première banque allemande pourrait entraîner d'autres institutions dans sa chute.

Ils ont raison de s'en inquiéter. Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) rappelle dans un entretien accordé à la chaîne américaine CNBC le rôle central joué par la banque allemande.

Interrogée sur le risque global que représentait la situation de l'institution allemande, Christine Lagarde a répondu :

"Deutsche Bank est un acteur systémique. Il faut l'admettre. Parce qu'elle a de nombreux liens avec de beaucoup d'autres banques dans le monde. Et c'est également un acteur international. Il est donc important que sa situation soit consolidée."

Le groupe avait provisionné 5,5 milliards d'euros fin juin pour les litiges du groupe. Toute amende supérieure à cinq milliards d'euros nécessiterait une augmentation de capital.

Le litige américain pourrait coûter entre 2,8 et 8 milliards de dollars, ont estimé les analystes de Goldman Sachs mercredi.

Mais ce n'est pas le seul risque qui guette sur Deutsche Bank. La banque est aussi soupçonnée de manipulation des taux de change, visé par une enquête sur des transactions suspectes en Russie et cité dans un dossier de blanchiment d'argent présumé.

 

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