Voici comment Alexandre Benalla, l'ex-collaborateur de Macron accusé de violences et usurpation de fonction, justifie son intervention le 1er mai

Alexandre Benalla, alors conseiller d'Emmanuel Macron, lors des manifestations du 1er Mai à Paris, 1er mai 2018. REUTERS/Philippe Wojazer

Alexandre Benalla, l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron accusé de violences en réunion et usurpation de fonction pour une intervention musclée sur des manifestants le 1er mai dernier, a été déféré samedi 21 juillet au soir au tribunal en vue de sa présentation à un juge d'instruction.

Une information judiciaire a été ouverte dimanche 22 juillet pour six chefs d'accusation, dont "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'ITT" et "port prohibé d'arme de la catégorie B".

Il s'agit de comprendre dans quelles conditions l'ancien chef adjoint du cabinet du président de la République a participé aux opérations des forces de l'ordre lors des manifestations du 1er Mai, à Paris, flanqué d'un casque et d'un brassard de police.

En garde à vue, Alexandre Benalla a déjà donné un aperçu de sa version des faits, révélée ce dimanche matin par le Journal du dimanche. Selon les sources du journal dominical, Alexandre Benalla aurait déclaré:

  • avoir été invité par la préfecture de police à participer à la manifestation comme "observateur";
  • son "référent" policier censé l'accompagner sur le terrain, lui aurait fourni casque, brassard et radio;
  • il est intervenu au nom de l'article 73 du code de procédure pénale, qui stipule que "dans les cas de crime ou de délit flagrant, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche."

Le JDD indique aussi que quelques semaines avant que Le Monde ne révèle son identité mercredi dernier et déclenche l'affaire, Alexandre Benalla aurait confié des regrets "à un haut fonctionnaire dont il est proche": 

"J'ai une merde sur le dos (...). Je suis allé sur la manif, c'était chaud. Les CRS en prenaient plein la gueule. J'ai pété les plombs."

De fait, son "pétage de plomb" n'en finit pas de faire des vagues. Dernière répercussion en date, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé dimanche en fin de matinée que l'examen de la révision constitutionnelle était suspendue jusqu'à nouvel ordre, dans l'attente de "conditions plus sereines". 

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