L'Armée de l'air a loué un hélicoptère au tournage de 'Mission: Impossible' pour 30.000€ par jour

Tom Cruise à Paris pour la première mondiale de "Mission: Impossible - Fallout" 12 juillet 2018. REUTERS/Gonzalo Fuentes

On peut dire que la production de "Mission Impossible: Fallout" (sortie le 1er août) a fait les choses en grand pour son tournage à Paris. Privatisation du Grand Palais pendant 12 jours, vues aériennes magistrales sur les Champs-Élysées… Rien n'était trop beau aux yeux de Tom Cruise dans le cadre de ce tournage estimé à 178 millions de dollars. A tel point que l’équipe du film a pu disposer du Caracal, l'un des plus gros hélicoptères militaires de l'armée française.

Ce monstre fabriqué par Airbus a été utilisé dans une scène où des commandos de l’armée livrent le méchant à la police. Le tout sur l'héliport du ministère des Finances à Bercy. Coût de l'opération, selon Le Monde: 30.000 euros la journée (hors coût du personnel pour le piloter).

Les studios Paramount ont profité de la "mission cinéma" créée par le ministère de la Défense en 2016. Ainsi, chaque production peut s’adresser à l’armée pour utiliser son matériel.

"Pour les armées françaises, il y là un enjeu de rayonnement majeur, qu'elles ne doivent plus ignorer. C'est pour cette raison que j’ai souhaité la préparation d’une stratégie dans ce domaine", avait alors expliqué Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense au moment du lancement de l’initiative.

Il s'inspire du programme de l'US Air Force, dont la collaboration avec la production du film "Top Gun" (sorti en 1986 avec Tom Cruise, déjà) a suscité de nombreuses vocations de pilote de chasse. Il a aussi contribué à faire connaître mondialement le F-14 Tomcat du constructeur américain Grumman.

À quel type d'engins les productions peuvent-elles accéder en France? "C'est très varié, ça va des navires de guerre aux avions en passant par des hélicoptères de combat. Notre rôle s'arrête là où des armuriers privés peuvent assurer le service, comme avec les armes, les accessoires, les uniformes. Nous intervenons quand il n'y a aucune autre possibilité", déclarait en septembre dernier à l'AFP Olivier-René Veillon, responsable du programme.

Et pour quel prix ? "Ce n'est pas gratuit, notre rôle n'est pas de financer la production audiovisuelle mais d'aider à son développement en facilitant son travail. Nous ne communiquons pas sur les prix, ce sont des informations confidentielles", souligne Olivier-René Veillon.

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