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Comment les fabricants veulent rendre nos ordinateurs et smartphones plus écologiques

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Comment les fabricants veulent rendre nos ordinateurs et smartphones plus écologiques
À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, la question se pose de savoir si les appareils électroniques peuvent être plus sains pour la planète. © Getty Images
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Les Nations Unions ont décrété en 1972 que le 5 juin serait la Journée mondiale de l'environnement. Presque 50 ans plus ans tard, on sait qu'un trajet en voiture est polluant, qu'une bouteille plastique doit être recyclée, qu'il faut privilégier les sacs réutilisables, mais est-ce que vous savez si le smartphone ou l'ordinateur sur lequel vous lisez cet article est un objet sain pour l'environnement ? L'appareil est fait de plastique, de métaux et de minerais rares qu'il faut extraire, transformer et assembler pour envoyer le produit final à l'autre bout de la planète avec une durée d'utilisation qui dure entre 2 et 3 ans généralement, en ce qui concerne les smartphones du moins. Sans compter ensuite que les objets connectés consomment constamment de l'énergie.

L'union internationale des télécommunications, un organe de l'ONU, estime que c'est plus de 53 millions de déchets électroniques qui s'amassent chaque année. Des marques comme HelloZack ou Back Market sont devenus très populaires dans la reprise, la réparation et la revente de téléphones. Apple propose aussi à ses usagers de remettre leur ancien smartphone en boutique. Néanmoins, un portable n'est pas réutilisable indéfiniment et la diversité de ses composants le rend difficile à recycler.

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Des premières tentatives

Des grandes marques d'ordinateurs sont les premières à innover dans la conception même de leur produit. Le 31 mai dernier, Acer a présenté l'Aspire Vero, un appareil considéré comme "durable". Le fabriquant taïwanais apporte de l'écologie là où il peut dans son ordinateur : le châssis (couvercle, cadre, carré tactile) et le clavier sont faits de plastique recyclés, tandis que les vis sont standardisées pour remplacer plus facilement les composants. La sortie du produit est annoncée en septembre, pour un prix de ventre entre 800 et 1000 euros.

"L'objectif n'est pas de présenter un ordinateur de démonstration mais d'en faire potentiellement le premier modèle d'une gamme qui reprendrait ces standards écologiques par la suite" indique Angelo d'Ambrosio, directeur général d'Acer France. "En uniformisant les vis par exemple, on étend la durée de vie de l'appareil puisqu'il sera plus simple de remplacer un simple composant plutôt que de jeter directement l'ordinateur. C'est à contre-courant de l'obsolescence programmée", nous vante le DG de la branche française.

L'américain HP fait aussi figure de bon élève. Le groupe a lancé en septembre 2020, l'Elite Dragonfly, le premier ordinateur portable fabriqué à partir de plastiques récupérés dans l'océan. 82% des pièces mécaniques de l'appareil sont en matériaux recyclés. À noter qu'Apple réutilise aussi une partie de l'aluminium des appareils obsolètes pour fabriquer ses MacBook.

Recycler l'extérieur de l'ordinateur constitue la première grande étape des fabricants d'appareils électroniques, mais personne n'a de trouver de solutions encore pour réduire leur dépendance aux minerais rares. L'extraction de lithium, de nickel ou de cobalt, compris dans les batteries des ordinateurs et des smartphones, pose problème au niveau écologique, mais aussi économique et éthique. Il l'oblige soit les États à se rendre dépendant de la Chine, principal exportateur mondial, soit à se rapprocher des mines africaines qui exploitent des enfants pour récupérer ces pierres. Rendre le monde à la fois plus connecté et plus écologique ouvre de fait la porte à de nouvelles crises.

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