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Comment les montres connectées nous aident à prendre soin de notre santé

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Comment les montres connectées nous aident à prendre soin de notre santé
Apple, Samsung, Withings ou Fitbit, autant de marques qui proposent une impressionnante liste d'application pour mesurer sa santé, sans que l'on sache réellement à quel point ces données sont utiles. © Unsplash
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Cette année encore, Samsung et Apple veulent jouer les médecins personnels au poignet avec un catalogue de fonctionnalités pour surveiller (constamment) sa santé. Alors que le géant coréen a dévoilé sa Galaxy Watch 4 en août dernier, c'est au tour du rival californien de présenter ce 14 septembre, sa septième génération de montré connectée lors de sa keynote annuelle. Toutes les rumeurs annoncent qu'Apple a décidé de reporter les grandes nouveautés pour sa smartwatch et que Samsung aurait donc rattrapé la marque à la pomme. Il semblerait que l'Apple Watch ne fasse qu'une mise à jour de la surveillance cardiaque. Le contrôle de la glycémie, de la température et le tensiomètre ne seraient disponible que l'année prochaine.

Apple comme Samsung proposent donc un électrocardiogramme, un capteur de fréquence cardiaque optique et la mesure de l'oxygénation du sang. Mais le fabricant coréen a ajouté, depuis août dernier, le contrôle du taux de la masse graisseuse dans le corps et la détection de ronflement pour prévenir l'apnée de sommeil. A noter que d'autres marques comme le français Withings sont aussi capable de ces prouesses. Doit-on se jeter sur les montres connectées en espérant qu'elles nous alertent le jour où un arrêt cardiaque nous guette ?

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Le Covid-19 détecté par l'AppleWatch

"Les applications de mesure sur les montres ne répondent pas à un besoin de santé impérieux", nous répond Jeremy Descoux, cardiologue à Perpignan. Il n'y a pas de considérations particulières à porter ces appareils pour un jeune qui ne souffre d'aucun problème de santé et à faible risque de problèmes cardiaques, même si c'est souvent le public visé. "Chez quelques personnes cela peut même créer de l'anxiété de faire un bilan sanguin quotidien", ajoute t-il. Néanmoins le cardiologue reconnait que les montres connectées sont utiles dans le cadre du suivi d'une personne fragile. "Je peux demander à mes patients s'ils portent une montre connectée en début de séance. Les données recueillis me donneront des indications précises sur leurs problèmes. Si l'on suspecte une complication, il est plus simple de la surveiller avec une montre connectée plutôt que des appareils médicaux souvent encombrants", concède-t-il.

L'Apple Watch Série 7 devrait être dévoilée ce 14 septembre. Jon Prosser

En effet, l'Apple Watch peut délivrer de précieuses informations. Le groupe californien et la faculté de médecine de Stanford ont mené une étude sur 400 000 personnes qui a révélé que les smartwatches seraient capables de reconnaître la fibrillation auriculaire, un trouble du rythme cardiaque, avec une sensibilité de plus de 90%. Aujourd'hui, elles pourraient se rendre encore plus utiles dans la détection du Covid-19. Une étude menée par le réseau d'hôpitaux new-yorkais du Mount Sinaï Health System indique que les personnes atteintes du coronavirus ont présenté moins de variations de la fréquence cardiaque, avec des battements de plus faible intensité. Dans 81 % des cas, les personnes positives au virus avaient subi des modifications dans leur rythme cardiaque au repos jusqu'à 9,5 jours avant l'apparition de symptômes. La publication repose sur les données de santé des Apple Watch portées par 300 professionnels de la santé travaillant dans le réseau d'Hôpitaux du Mount Sinaï Health System.

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Un manque de motivation

Au-delà de la fonctionnalité d'alerte, Antoine Poignant, médecin généraliste et cofondateur de l'association "Connected Doctors", regrette que ces appareils n'offrent pas plus de recommandations : "Les montres sont souvent très utiles pour des sportifs qui veulent surveiller leur santé et leur forme. Pour quelqu'un qui ne pratique aucune activité physique, l'appareil ne sert qu'à afficher une donnée brute sans l'expliquer et encore moins motiver la personne". Antoine Poignant préférerait que ces montres apportent une meilleure éducation à santé. "Le taux de masse graisseuse, la glycémie, ce sont des données importantes qui méritent plus d'informations dans un pays où l'obésité progresse".

Sur ce point, le fabricant français Withings apporte plus de précisions puisque son application explique à quoi servent les mesures recueillis par la montre. Le concept de motivation est en revanche poussé à l'extrême aux Etats-Unis, où un groupe d'assurance propose de baisser le coût du contrat si le client accepte de porter une montre connectée. Les données récupérées sur les heures de marches dans une journée étant utilisées pour déterminer si l'assuré est en bonne santé.

Apple, qui ne peut pas encore détecter l'apnée du sommeil, préconise une meilleure routine nocturne à son utilisateur. La montre va par exemple réduire la luminosité ou désactiver certaines applications, selon le choix du propriétaire évidemment. Le matin, l'appareil favorise le réveil avec des vibrations silencieuses et propose un bilan du sommeil de la nuit précédente et des jours passés. Si le propriétaire de la montre suit un rythme sain, il est félicité par l'AppleWatch. En revanche, la montre ne le réprimande pas s'il a passé la semaine en boîte de nuit.

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