Le patron des ingénieurs d'Airbnb nous explique comment il se bat pour les talents face à Google et Facebook

Michael Curtis d'Airbnb. Linkedin/Mike Curtis

Mike Curtis est vice-président en charge de l'ingénierie chez Airbnb.

Lorsqu'il a commencé en 2013, la plateforme américaine de location de logements n'employait que 30 ingénieurs. Aujourd'hui, ils sont un millier, soit un quart des salariés de l'entreprise.

De passage à Paris, cet ingénieur passé par Yahoo et Facebook a expliqué à Business Insider France comment Airbnb se démarque de ses concurrents pour attirer des talents.

"Le milieu est très compétitif pour les ingénieurs. Ils ont le choix de travailler pour un grand nombre de grosse boites innovantes", nous a-t-il expliqué.

Selon lui, il n'est pas possible de se différencier sur la forme, mais plutôt sur des aspects moraux et intellectuels: 

"Si vous êtes ingénieur, vous pouvez avoir un bon job, dans une super entreprise, avec un bon salaire, à peu près n'importe où. Mais nous, nous voulons donner un sens au travail que nous faisons. Il y a une raison d'être unique lorsqu'on travaille chez Airbnb! Regardez notre principal objectif: il est de pousser les gens à voyager. Ce n'est pas commun!"

Airbnb emploie aujourd'hui 4000 salariés à travers le monde. 

Google, Facebook et Apple sont connues pour mettre en avant d'excellentes conditions de travail et des locaux grandioses avec des "bonus", comme des salons de coiffure, restauration ou salles de sport, pour séduire leurs employés mais aussi leur donner envie de passer un maximum de temps au travail.

Mais depuis quelques années, les "licornes" — ces startups florissantes valorisées à plus d'un milliard de dollars — sont également rentrées dans la chasse aux meilleurs talents et proposent de nombreux avantages pour attirer les meilleurs d'entre eux. Elles mettent en avant leur croissance rapide et la rapidité d'exécution des tâches pour se différencier des gros mastodontes. Le monde du recrutement tech est "dorénavant un marché d'employés", résume Rodrigo Ipince, un développeur interrogé par le New York Times en 2015.

Sur les 10 plus grosses entreprises tech américaines, les employés restent en moyenne en poste un an et demi avant de changer de job, rapportait en août 2017 une étude Paysa. La multinationale avec le plus haut taux de rétention est Facebook, avec une moyenne de deux ans, tandis qu'Uber clôt le top 10 avec environ une année et deux mois.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Airbnb va changer son moteur de recherche pour ressembler plus à Netflix — et c'est lié à la manière dont on a envie de voyager

VIDEO: Voici les naissances les plus extrêmes du royaume animal