Le géant Allianz sponsorise la Formule E car il pense que ça va l'aider à dénicher les startups qui vont façonner son avenir

Jean-Marc Pailhol, directeur du market management et de la distribution d'Allianz SE. Allianz

Le championnat de Formule E a fait étape à Paris il y a quelques jours, le 28 mai 2018. Partenaire officiel de la compétition, l'assureur Allianz a pu afficher en grande pompe ses couleurs sur les terres d'un de ses rivaux, le groupe français AXA.

Mais au-delà de ce pied de nez, derrière ce sponsoring se cache une méthode pour dénicher les startups qui vont façonner l'avenir d'Allianz — celui d'anticiper plutôt que de couvrir les risques.

Pour ce faire, le groupe allemand a autant besoin de puiser dans des millions de données que de comprendre les nouveaux usages.

"Prenons l'automobile: on passe d'une assurance du propriétaire à celui de l'usager qui ne possède pas de voiture. Nous n'avons pas le choix: nous devons devenir des acteurs du changement pour comprendre le monde dans 5, 15 ou 30 ans", explique à Business Insider France, Jean-Marc Pailhol, directeur du market management et de la distribution d'Allianz.

Il nous détaille comment il utilise le sponsoring dans ce cadre:

"Il y a des milliers de startups dans le monde qui présentent de l'intérêt. Nous avons décidé de mettre en place une méthode structurée pour travailler avec elles en ayant une vitrine de communication. Ça n'est plus du sponsoring où on donne de l'argent pour obtenir de la visibilité mais pour créer un véritable écosystème. C'est qu'on fait avec la Formule E, qui nous donne accès à des gens qui travaillent sur les voitures électriques et autonomes, ou avec le premier championnat du monde de drones", explique Jean-Marc Pailhol, interrogé en marge de la course à Paris.

La première course de professionnelle de drones se déroulera d'ailleurs à Nice à... l'Allianz Riviera le 16 juin prochain.

Dans le prolongement de ce type d'événements, le groupe Allianz entre également au capital d'entreprises. C'est ce qu'il vient de faire dans l'entreprise QEV, qui remplace les moteurs à combustion de 200.000 Jeepneys à Manille et aux Philippines – le moyen de transport public le plus populaire dans le pays — par des moteurs électriques.

Interrogé sur des prises de participation en France,  Jean-Marc Pailhol dit qu'il n'y en a pas encore.

"Ce sont des investissements au niveau global. On ne raisonne pas par pays. Le groupe a déjà investi 250 millions d'euros dans sa démarche d'innovation depuis un an et demi", indique le Français.

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