La Commission européenne a donné son feu vert au rachat de Gemalto par Thales — mais le groupe français devra céder des activités

La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, le 10 décembre 2018, à Bruxelles. REUTERS/Francois Lenoir

La Commission européenne a approuvé mardi le rachat de Gemalto par Thales pour 4,8 milliards d'euros à la condition que l'équipementier pour l'aérospatiale, la défense et la sécurité cède son activité de modules matériels de sécurité à usage général.

Avec cette acquisition, Thales, majoritairement détenu par l'Etat français, veut se renforcer dans le traitement et la protection des données, un secteur stratégique pour les géants de la technologie et des industries comme l'aérospatiale et la défense.

L'exécutif européen a jugé que l'opération générerait un chevauchement des activités de modules de matériels de sécurité à usage général (GP HSM) des deux groupes.

La Commission européenne a déclaré que la vente de nShield résoudrait ces problèmes de concurrence, confirmant une information rapportée par Reuters début novembre.

"L'importance des solutions de sécurité des données destinées à protéger les informations sociales, commerciales ou personnelles sensibles va croissant. La décision adoptée aujourd'hui permet la création d'un acteur de premier plan sur ce marché, tout en faisant en sorte que la concentration n'empêche pas les clients de continuer à bénéficier de prix équitables et de produits innovants", déclare Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence, citée dans un communiqué.

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