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La Commission européenne flirte avec le conflit d’intérêts en embauchant des consultants privés pour aider ses 33.000 fonctionnaires

La Commission européenne flirte avec le conflit d’intérêts en embauchant des consultants privés pour aider ses 33.000 fonctionnaires
© REUTERS/Eric Vidal

La Commission européenne dispose de 33.000 fonctionnaires. C'est beaucoup moins que la Ville de Paris et ses 50.000 agents.

Un chiffre qui baissera même de 1% chaque année jusqu'en 2018 selon l'engagement de l'exécutif européen.

Or, le nombre de textes à élaborer et à évaluer serait en croissance constante.

Il n'y aurait donc pas assez de fonctionnaires européens pour effectuer ce travail.

La Commission européenne a trouvé la parade : elle a recours, par appels d'offres, à des consultants privés pour l'accompagner dans ses activités, explique le site Contexte.

Des pratiques encadrées mais qui soulèvent des questions sur les risques de conflit d’intérêts. La Commission européenne est un client prestigieux — parfois unique — avec lequel il faut garder de bons rapports.

"Sur certaines questions politiques, c’est plus délicat. Mieux vaut donner à la Commission ce qu’elle attend, pour être sûr de se garder ses faveurs", reconnaît sous couvert d'anonymat une ancienne consultante auprès du site spécialisé dans les politiques publiques françaises et européennes.

Le recours à des cabinets et études extérieurs est une pratique courante dans les institutions européennes. Contexte rappelle qu'en 2015, la direction générale chargée des banques et des services financiers de la Commission européenne a ainsi dépensé plus de 3 millions d'euros et celle chargée de la fiscalité plus de 4,8 millions d'euros pour des études de cabinets privés.