Une statue de Francois Fillon au carnaval de Nice. REUTERS/Eric Gaillard

Mercredi, François Fillon a indiqué qu'il ne se retirerait pas de la course à l'Elysée. Et ce, alors qu'il a reçu une convocation des juges en vue de sa mise en examen.

Or, en janvier, le candidat à la présidentielle, rattrapé par des soupçons d'emploi fictif de son épouse, avait déclaré qu'en cas de mise en examen il ne se présenterait pas. 

La contradiction a dérangé certains de ses soutiens. Le premier, Bruno Le Maire, candidat malheureux de la primaire de la droite, a annoncé aussitôt qu'il démissionnait de ses fonctions dans la campagne de François Fillon.

D'autres ont suivi dans son sillage. 

Pour s'y retrouver plus facilement, Libération a lancé une web app qui tient la comptabilité des défections dans le camp du candidat Les Républicains.

Ils étaient plus d'une trentaine jeudi après-midi, peu après le lancement du "Compteur des lâcheurs" par le site d'info. Leur nombre avait dépassé les 60 défections vendredi matin.

Le site d'information classe les déserteurs en fonction du candidat dont ils étaient le plus proches. Il y a donc des proches de Bruno Le Maire, de Jean-François Copé, d'Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy mais aussi de François Fillon. 

Chaque nom renvoie vers la source documentant cette défection. Les plus récents lâchages sont signalés par un label "nouveau".  

Vendredi après-midi, le compteur avait dépassé le cap des 80 noms.

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