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André, PicWic Toys, Naf Naf... Ces 10 enseignes pourraient ne pas survivre à la crise

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André, PicWic Toys, Naf Naf... Ces 10 enseignes pourraient ne pas survivre à la crise
Intérieur d'un magasin Camaïeu de région parisienne, samedi 23 mai 2020. © Business Insider France/Claire Sicard

Huit semaines de fermeture. Il n'en fallait pas plus aux enseignes déjà fragiles, affaiblies notamment par le mouvement des gilets jaunes et les grèves contre la réforme des retraites fin 2019, pour définitivement prendre l’eau. "Si on ne fait pas attention, on aura une multiplication des faillites", avait prévnu Bruno Le Maire au début de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Le ministre de l'Économie craignait en effet l'impact "sévère" sur l'emploi qu'aurait une telle avalanche de dépôts de bilan. Avec plusieurs enseignes en redressement judiciaire, l'hécatombe paraît déjà malheureusement bien engagée.

Dans une étude datée du 29 avril dernier, le cabinet Altares prédisait que les défaillances d'entreprises s'accumuleraient à partir du mois de juin. Le tempo semble s'être accéléré et les faillites d'enseignes non alimentaires se multiplient déjà, menaçant des milliers d'emplois. La plus emblématique est sans doute André, qui chausse les Français depuis 1896. Le groupe Vivarte, qui possédait cette enseigne jusqu'en 2018, accuse le coup : plusieurs de ses magasins, dont Naf Naf et La Halle, sont en grandes difficultés. Mardi 26 mai, c’était au tour de l’enseigne Camaïeu d’être placée en redressement judiciaire. PicWic Toys et Damart ont aussi fait part de grosses difficultés ces derniers jours. Et la liste risque de continuer à s'allonger encore.

Business Insider France a listé dix enseignes qui, à défaut de repreneur, pourraient disparaître.

Les magasins de chaussures André sont en danger

Sorelv/Wikimedia Commons

L'enseigne séculaire André pourrait bien disparaître. Elle avait été placée en redressement judiciaire début avril, après avoir dû fermer tous ses magasins et perdu près de 4 millions d'euros en quinze jours, rapporte l'AFP. La marque avait été rachetée par Spartoo en 2018. Comme le DG d'Alinéa, Boris Saragaglia, PDG de Spartoo, accuse le mouvement des gilets jaunes, les grèves contre la réforme des retraites et la crise sanitaire d'avoir coulé l'enseigne.

Camaïeu placé en redressement judiciaire

Business Insider France/Claire Sicard

Mardi 26 mai, c’était au tour de Camaïeu d’annoncer de mauvaises nouvelles : son placement sous protection du Tribunal de commerce de Lille en vue de sa mise en redressement judiciaire. La fermeture des magasins de son réseau pendant les deux mois de confinement aurait fait chuter son chiffre d’affaires de 95 %, se traduisant par une perte de 162 millions d’euros. Camaïeu aurait sollicité un Prêt Garanti par l’État (PGE), mais sans résultat à date.

Bruno Le Maire a affirmé ce matin sur Radio Classique que « cela fait des semaines que nous travaillons sur le sujet Camaïeu et que nous cherchons un repreneur pour qu'il y ait une continuité de l'activité et donc qu'il n'y ait pas 4 000 salariés qui se retrouvent sur le carreau ». L’enseigne, qui se présente comme la première chaîne de prêt-à-porter pour femme en France, compterait 634 magasins sur le territoire, soit 3 844 salariés, selon les informations des Échos.

Conforama pourrait faire faillite

Lionel Allorge/ Wikimedia Commons

L’avenir de Conforama devrait se jouer dans les jours qui viennent. L'entreprise, qui était déjà en restructuration avant le coup d'arrêt dû à la pandémie, aurait sollicité dès le début de la crise un prêt garanti par l’État de 323 millions d’euros, sans réponse pour le moment. Sans cet apport, la troisième enseigne d’ameublement en France, derrière Ikea et But, sera vraisemblablement placée en redressement judiciaire. La solution pourrait justement passer par son concurrent direct, But.

L’enseigne avait déjà montré des marques d’intérêt pour le rachat de Conforama à l’automne. Ce serait d’ailleurs la solution privilégiée par Bercy. Une réunion s’est tenue vendredi 22 mai dernier entre les syndicats de Conforama, inquiets pour la sauvegarde des emplois, et le ministère de l’Économie. L’enseigne d’ameublement avait déjà acté un plan de sauvegarde de l’emploi en 2019 qui prévoyait la suppression de 1 900 postes sur les 9 000 que compte actuellement l'enseigne.

L'enseigne de jouet PicWicToys envisage la fermeture de 23 magasins

ANDBZ/ABACA

Le groupe PicWic Toys a annoncé début juin un projet de plan social qui porte sur la suppression de 447 postes, plus d'un tiers de ses 1 237 emplois et la fermeture de 23 magasins sur les 63 que comptent l'enseigne. Une décision due en grande partie à l'impact de la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, selon la direction de PicWic Toys. L'entreprise, issue de la fusion en 2019 de Picwic et de la filiale française de Toys'R Us, affirme néanmoins qu'elle va essayer de favoriser autant que possible le reclassement interne, ainsi que les projets de formation pour reconversion des salariés concernés par un éventuel licenciement.

La Halle en procédure de sauvegarde

Sorelv/Wikimedia Commons

L’enseigne de vêtements, de chaussures et d’accessoires a été placée en redressement judiciaire par son propriétaire, le groupe Vivarte, le 2 juin dernier. La Halle était en difficulté depuis plusieurs années, une situation qui s’est aggravée avec la fermeture de ses magasins pendant huit semaines à cause de la pandémie de Covid-19. La mise en place d’une procédure de sauvegarde le 21 avril dernier n’aura donc pas suffit à l'enseigne.

Lors d’une conférence de presse téléphonique, le PDG de Vivarte, Patrick Puy a affirmé que sept offres de reprise étaient sur la table pour La Halle : le groupe Beaumanoir, Chausséa, Gélo, Besson, Côte d’Amour… « À ce stade, 3 915 personnes sur 5 391, soit 60 % » devraient être reprise selon le PDG. On devrait connaître le nom du repreneur et l'impact sur les emplois dans les jours qui viennnent.

Alinéa dépose le bilan

Mehdi OUICI/ Wikimedia Commons

"Il n'était plus possible de tenir et c'est pourquoi nous avons déclaré l'état de cessation de paiement. Nous sommes placés sous la protection du tribunal de commerce de Marseille", annonçait Alexis Mulliez, DG d'Alinéa, dans La Provence, samedi 16 mai. Il accuse la crise sanitaire, après les grèves contre la réforme des retraites et le mouvement des gilets jaunes, d'avoir eu raison de l'entreprise. L'enseigne d'ameublement emploie 2 000 salariés dans 30 magasins, rapporte Capital.

Naf Naf en redressement judiciaire

jean-louis Zimmermann/ Flickr

Naf Naf est en grande difficulté. Le tribunal de commerce de Bobigny (93) a ordonné, vendredi 15 mai, la mise en redressement judiciaire de l'enseigne de prêt-à-porter, qui emploie 1 170 personnes dans 160 magasins, sans compter les 74 boutiques affiliées, rapporte l'AFP. Une audience est prévue début juin pour statuer sur deux offres de reprise. Elles émanent du groupe français Beaumanoir et de la société turque Sy International.

Deux candidats à la reprise d'Orchestra Prémaman

Jean Housen/Wikimedia Commons

L'enseigne de vêtements pour enfants et de matériel de puériculture a été placée en redressement judiciaire, le 29 avril dernier, par le Tribunal de commerce de Montpellier. Deux candidats se sont manifestés pour reprendre Orchestra-Prémaman : Pierre Mestre, l'actuel PDG et fondateur de l'entreprise, et le groupe saoudien Al-Othaim. Les deux dossiers seront examinés lors d'une audience prévue le 26 mai. L'enseigne compte actuellement 2 900 salariés selon l'AFP.

Damart envisage 159 suppressions d'emplois

Niviere David/ABACAPRESS.COM

Le groupe Damartex, distributeur de marques textiles pour les seniors, envisage la fermeture en France de trois magasins Damart, ainsi que la suppression de 159 emplois au sein du groupe, a-t-il annoncé le 9 juin dernier. Le groupe s'attend en effet à "de lourdes pertes pour son exercice annuel", selon Capital, suite notamment à la fermeture de ses 170 magasins dans l'Hexagone pendant les deux mois de confinement.

Le Britannique Tie Rack en danger

Rene Schwietzke/ Flickr

La marque britannique d'accessoires de mode — de cravates principalement — a été placée en redressement judiciaire, le 29 avril dernier, par le tribunal de commerce de Nanterre. L'entreprise compterait une centaine de salariés selon La Croix.

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