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Les chefs d'Etat de l'Union européenne acceptent que la nouvelle phase des négociations sur le Brexit commence

Les chefs d'Etat de l'Union européenne acceptent que la nouvelle phase des négociations sur le Brexit commence
© REUTERS/Phil Noble

Au deuxième jour du Conseil européen de Bruxelles, les vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, hors Royaume-Uni, ont confirmé que des progrès suffisants avaient été accomplis sur les modalités du divorce (frontière irlando-britannique, facture du Brexit, droits des expatriés) pour lancer cette nouvelle étape des discussions.

Ils ont tout de même mis en garde contre la difficulté des discussions à venir.

Angela Merkel a ainsi salué les progrès accomplis tout en soulignant que le temps était compté. "Il y a encore beaucoup de problèmes à résoudre. Et le temps compte", a dit la chancelière allemande.

"Les dirigeants de l'UE acceptent de passer à la seconde phase des discussions sur le Brexit. Félicitations PM Theresa May", a tweeté le président du Conseil européen Donald Tusk.

La semaine dernière, Theresa May, Première ministre britannique, et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, avaient dit être parvenus à un accord sur les modalités du divorce — qui pourrait coûter 40 à 50 milliards d'euros au Royaume-Uni.

Cette seconde phase, consacrée aux relations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni après son départ le 29 mars 2019, ne s'ouvrira réellement qu'une fois des précisions apportées par les Britanniques sur leurs intentions.

"Nous respecterons la volonté du peuple britannique et parviendrons au meilleur accord de Brexit pour notre pays, en garantissant le plus large accès possible aux marchés européens, en renforçant le libre échange avec tous les pays du monde et en assurant le contrôle de nos frontières, de nos lois et de notre monnaie", a indiqué Theresa May sur Twitter.

La sortie du Royaume-Uni de l'UE a été approuvée par 52% des Britanniques lors d'un référendum en juin 2016.

Des négociations difficiles

Les négociations sur l'avenir des relations entre Londres et l'UE s'annoncent difficiles, ont prévenu de nombreux responsables européens, dont le président de la Commission Jean-Claude Juncker.

Le chancelier autrichien Christian Kern est même allé plus loin en prédisant que l'arrangement conclu sur la frontière irlando-britannique dans le cadre de l'accord sur la première phase des pourparlers reviendra hanter les discussions.

Ce qui va désormais se passer

Les discussions sur une période de transition post-Brexit, destinée à réduire l'incertitude et à calmer notamment les milieux économiques, devraient démarrer dès janvier mais les négociations sur un futur traité commercial entre l'UE et le Royaume-Uni ne commenceront pas avant mars, montre un projet de directives de négociations.

Le projet de directives sur les négociations à venir comprend neuf points.

Il reprend l'idée d'une période de transition de deux ans, à laquelle Theresa May s'est ralliée lors de son discours de Florence en septembre dernier.

Les Vingt-Sept réaffirment également que la Grande-Bretagne ne pourra pas conclure d'accord de libre-échange avec l'UE tant qu'elle n'aura pas quitté le bloc et ne sera pas devenue un "pays tiers".

Les responsables européens ne sont pas encore en mesure de dire si les Britanniques continueront de profiter pleinement des avantages économiques de l'UE pendant la transition, même s'ils perdent toute représentation politique à Bruxelles.

Business Insider
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