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Contentsquare lève un montant record pour une startup de la French tech

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Contentsquare lève un montant record pour une startup de la French tech
Contentsquare se retrouve valorise à 2,3 milliards d'euros. © Glenn Carstens-Peters/Unsplash

Le spécialiste français de l'analyse du fonctionnement des sites web et applications Contentsquare a levé 500 millions de dollars (408 millions d'euros), une opération record dans l'histoire de la tech française. Cette opération menée par l'investisseur japonais Softbank donne à Contentsquare une valorisation atteignant désormais 2,8 milliards de dollars (2,3 milliards d'euros), a précisé l'entreprise. Il s'agit de la plus grosse levée réalisée par une startup française, d'après l'entreprise elle-même et des données extérieures consultées par l'AFP.

Le précédent record de levée de fonds de capital risque pour une startup non cotée était détenu par le spécialiste français des jeux vidéo Voodoo, qui a réalisé l'an dernier une levée de fonds de 400 millions d'euros, selon des estimations citées par le spécialiste GP Bullhound mais non confirmées par la société. Suit le spécialiste des téléphones reconditionnés Back Market avec 276 millions d'euros levés mi-mai.

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Contentsquare est née d'un projet d'étudiant transformé en startup en 2012 par Jonathan Cherki, diplômé de l'école de commerce Essec. L'entreprise vend des outils logiciels permettant d'analyser les comportements d'un internaute sur un site ou une application donnée (mouvements de la souris ou du doigt sur l'écran, temps passé sur une page, déplacement à l'intérieur du site...) Ces outils en tirent des recommandations pour le propriétaire du site, en vue de maximiser son "taux de conversion", c'est-à-dire la propension de l'internaute à acheter les biens ou services proposés. BMW, Rakuten, Sephora, Gucci ou Ikea notamment les utilisent.

Des ventes doublées chaque année

Dans un contexte d'explosion des ventes en ligne du fait de la pandémie de Covid-19, le métier de Contentsquare "est devenu prioritaire", explique à l'AFP Jonathan Cherki qui reste le principal actionnaire de sa société. "Pendant longtemps, le meilleur moyen d'améliorer ses ventes en ligne était de faire de l'acquisition, c'est-à-dire de faire venir des gens sur le site", détaille-t-il. "Mais les coûts d'acquisition se sont mis à augmenter" et il devient de plus en plus stratégique de ne pas perdre un client ou un contact lorsqu'il est arrivé sur le site.

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Comme beaucoup de jeunes pousses de la tech, Contentsquare reste très pudique sur son niveau de chiffre d'affaires. Mais il progresse vite, ayant doublé chaque année sur les 4 dernières années ("+121% de croissance moyenne annuelle" sur la période, selon l'entreprise). Et il est réalisé à plus de 50% aux États-Unis.

Contentsquare compte 800 salariés, dont 350 en France. Et la société prévoit d'embaucher 1 500 personnes dans les trois ans à venir, dans la recherche-développement et dans les équipes commerciales dans le monde en particulier. La répartition exacte du capital reste confidentielle.

Le tour de table mené par Softbank a vu la plupart des investisseurs déjà présents de Contentsquare remettre au pot — parmi eux figurent les fonds d'investissement français Eurazeo et Bpifrance, et les fonds américains KKR et Blackrock. Contentsquare avait déjà levé 173 millions d'euros il y a un an et le cumul de ses levées de fonds atteint désormais 661 millions d'euros.

Quant à l'entrée en Bourse, le couronnement dans le cycle classique de la startup jusqu'à la grande société? "C'est un chemin tout à fait possible pour l'entreprise", se borne à répondre Jonathan Cherki.

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