Un orchestre est arrivé ce mardi en Corée du Sud où il donnera une série de concerts pendant les JO d'hiver qui débutent vendredi 9 février 2018 à Pyeongchang. REUTERS/Kim Hong-Ji

Même si on observe des signes de dégel entre les deux Corées, comme le fait qu'elles défileront derrière un drapeau commun à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver, la Corée du Sud continue de se méfier de son voisin du Nord, qui a commencé l'année 2018 en intensifiant les essais nucléaires et de missiles balistiques.

Cette vigilance est d'autant plus grande que la Corée du Sud accueille, à partir de ce vendredi 9 février 2018, les JO d'hiver, à Pyeongchang, une ville située à environ 80 kilomètres de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées.

Techniquement, les deux Corées sont toujours en guerre, car la guerre civile s'est terminée en 1953 sur un armistice et non sur un traité de paix. 

Hormis les 60.000 agents de sécurité, ainsi que les milliers de forces d'opérations spéciales, mobilisés spécialement pour cet événement sportif majeur, le pays asiatique a fait appel à plusieurs technologies de pointe pour se protéger de différentes types d'attaques, rapportent la chaîne américaine CNBC et le site français Siècle Digital.

Jusqu'au 25 février prochain, les autorités auront principalement recours à quatre dispositifs afin de sécuriser le bon déroulement de la compétition internationale:

  • Des drones équipés de filets pour attraper les drones potentiellement dangereux qui pourraient faire irruption pendant les JO. Un radar de détection, ainsi qu'un brouilleur ont été également mis en place, sans oublier une zone d'exclusion aérienne autour du site des jeux.
  • Des capteurs pour détecter les explosifs et les armes chimiques. C'est qu'a affirmé un représentant des JO à CNBC, sans donner plus de détails.
  • Une protection accrue pour contrer les éventuelles cyberattaques. Alors que des hackers nord-coréens sont soupçonnés d'avoir piraté des plateformes de crypto-monnaies en Corée du Sud, cette éventualité est hautement considérée par les organisateurs des JO. 
  • Et des avions équipés de systèmes de reconnaissance faciale. Leur objectif sera de détecter les menaces terroristes éventuelles. Ces avions seront épaulés par un système d'"œil de faucon" pour surveiller ce qui se passe du sol jusqu'à 200 mètres de hauteur. 

Comme l'ont précisé certains observateurs à CNBC, la Corée du Nord ne serait pas le seul pays qu'il faudra observer de près. Les organisateurs des JO craignent également que la Russie ne lance une cyberattaque, alors que des hackers russes étaient déjà impliqués en 2016 dans le piratage de la base de données de l'Agence mondiale antidopage.

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