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Coronavirus : comment Facebook, Google, Twitter et TikTok tentent de lutter contre les fausses informations

Coronavirus : comment Facebook, Google, Twitter et TikTok tentent de lutter contre les fausses informations
© Sur le coronavirus, Twitter propose des informations et des recommandations des sites officiels gouvernementaux et sanitaires. Capture d'écran Twitter.

Depuis l'apparition du coronavirus en décembre 2019, 110 564 cas d'infection ont été recensés dans 100 pays et territoires, causant la mort de 3 862 personnes, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi. Parallèlement, un déluge de fausses informations sur l'épidémie de coronavirus se propage sur les réseaux sociaux — sur lesquels se réfugient les internautes pour s'informer — et alimente les craintes des populations. L'une d'entre-elles, circulant au Sri Lanka, affirmait ainsi que les 11 millions d'habitants de Wuhan allaient mourir. Certaines de ces fausses informations entretiennent les préjugés liés aux habitudes alimentaires en Chine ou les stéréotypes racistes. Une vidéo devenue virale montre par exemple une femme mangeant une chauve-souris avec des baguettes...

Le service de fact-checking de l'AFP a publié un article début mars pour démonter l'idée selon laquelle les solutions hydroalcooliques utilisées pour désinfecter les mains sont cancérigènes. Publiée sur la page du site Santé + Mag, qui affiche 8 millions d'abonnés, cette fausse information avait été partagée 35 000 fois en deux jours, facilitant une propagation qu'il devient ensuite difficile d'endiguer. Face à cela, les principaux canaux de distribution — Facebook, Google, Twitter, Instagram, TikTok — tentent de réguler ce flot de nouvelles en renvoyant vers des sources fiables et officielles, même si de nombreuses fausses informations passent entre les mailles du filet comme a pu le constater le New York Times. Le quotidien a trouvé des sites web pirates qui prétendaient avoir des informations sur le coronavirus afin de voler des données personnelles.

Voici la série de mesures annoncées par les grandes plateformes tech pour lutter contre la propagation des fausses informations sur le coronavirus :

Facebook et Instagram

Facebook

Facebook interdit temporairement de diffuser sur ses plateformes — Facebook, Instagram, Marketplace — des publicités et annonces pour des masques médicaux. Sur Instagram, en cas de recherche relative au coronavirus, ce sont les résultats des comptes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l'UNICEF qui sont affichés "pour permettre à nos utilisateurs d'accéder facilement à des informations sanitaires crédibles." De plus, un message spécifique est affiché sur Facebook et Instagram à l'utilisateur en cas de recherche portant sur le coronavirus qui l'invite à consulter les dernières informations officielles du gouvernement français.

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Par ailleurs, Facebook a décidé d'attribuer "autant de coupons publicitaires que nécessaire" pour partager des informations sanitaires "vérifiées, et d'attribuer ces mêmes coupons à d'autres organisations à travers le monde". Le réseau social a aussi décidé d'interdire les publicités qui promettent de guérir ou de prévenir la contamination, ou si elles tentent de "créer un sentiment d'urgence" à son sujet. Fin janvier, le réseau social a annoncé qu'il supprimerait purement et simplement les fausses informations "qui ont été signalées par les principales organisations mondiales de santé et les autorités sanitaires locales, et qui pourraient nuire aux personnes qui les croient", comme les affirmations qui découragent les traitements ou la prise de précautions appropriées contre le coronavirus. Les messages et les vidéos qui partagent des théories conspirationnistes sont clairement marqués comme faux, une fois qu'ils ont été examinés et validés par son réseau de médias partenaires.

Mais comme le remarque le New York Times, ces mesures s'arrêtent aux frontières des groupes privés — certains avec plus de 100 000 membres —, le quotidien ayant constaté que "les théories du complot se répandent selon lesquelles le coronavirus est une invention de l'industrie pharmaceutique, destinée à vendre au public des médicaments plus chers et plus de vaccins".

Twitter

Sur le coronavirus, Twitter propose des informations et des recommandations des sites officiels gouvernementaux et sanitaires. Capture d'écran Twitter.

Sur l'application Twitter, vous pouvez retrouver le sujet coronavirus en haut de votre fil d'actualité, qui renvoie vers des informations et des recommandations des sites officiels gouvernementaux et sanitaires. Sur ordinateur, vous êtes renvoyés vers la même page lorsque vous tapez le terme dans la champ recherche et la rubrique #Explorer. Twitter a aussi arrêté toutes les suggestions automatiques qui étaient "susceptibles d'orienter les personnes vers des contenus non crédibles sur Twitter."

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Google et You Tube

Google

Pour traiter le sujet de recherche "coronavirus", Google a décidé de lancer sa fonction "SOS Alert" (Alerte SOS), utilisée pour "faciliter l'accès aux informations d'urgence lors d'une catastrophe naturelle ou d'origine humaine". Concrètement, lorsque vous tapez le terme coronavirus dans le moteur de recherche, qui fait l'objet d'une alerte activée, Google vous proposera une série de résultats avec des partenaires officiels (d'organismes publics, des équipes de secours, des médias dits fiables et des ONG). Google collecte aussi des informations de Google Actualités, Google Maps, Waze, etc.

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Sur YouTube, les vidéos parlant du coronavirus sont démonétisées car "c'est un sujet sensible". De plus, en écrivant le mot-clé "coronavirus", les vidéos les plus pertinentes vous renvoient vers des contenus d'agence de presse ou des médias vérifiés comme France24. Mais quand il s'agit de filtrer par vidéos les plus vues, Business Insider France a pu constater que vous tomberez sur des contenus en langues étrangères de chaînes YouTube certifiées, de talk shows américains, d'agences de presse mais aussi de pages personnelles non vérifiées.

Sur Play Store, le magasin d'applications de Google, les recherches "covid-19”, "coronavirus" ou "corona" renvoient à une page indiquant qu'aucun résultat n'a été trouvé.

Apple

Pixabay/DariuszSankowski

Apple refuserait toutes les applications liées au coronavirus, sauf si elles proviennent d'organismes de santé, afin de prévenir la diffusion d'informations erronées. "Le nom du vendeur et de l'entreprise associée à votre application ne représente pas une institution reconnue, telle qu'une entité gouvernementale, un hôpital, une compagnie d'assurance, une organisation non gouvernementale ou une université", a répondu la marque à la pomme à des développeurs.

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Tik Tok

Unsplash/Kon Karampelas

TikTok émet une notification pour les utilisateurs lorsqu'ils recherchent le hashtag "coronavirus" dans l'application, les encourageant à se diriger vers des "sources fiables" comme les informations provenant de l'OMS et à signaler les contenus qui pourraient enfreindre les règles de l'application.

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