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Coronavirus : les parents peuvent se mettre en arrêt maladie pour garder leurs enfants

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Face à l'épidémie de coronavirus, qui gagne chaque jour un peu plus de terrain en France, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé toute une batterie de mesures jeudi soir, lors d'une allocution télévisée. Il a notamment annoncé la fermeture de toutes les crèches et écoles dès lundi 16 mars "et jusqu'à nouvel ordre". Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a précisé ce vendredi matin sur France Inter que cette fermeture irait "au moins jusqu'aux vacances de printemps".

Quid de la garde des enfants dans ces circonstances? La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a apporté plusieurs réponses ce vendredi matin. "Tout ce qui peut se faire en télétravail, doit être fait en télétravail", a-t-elle rappelé au micro de France Info, afin de limiter les déplacements pour endiguer la propagation du Covid-19. Il y a "à peu près un emploi sur trois qui peut être en télétravail", a-t-elle évalué. "Les entreprises ne sont pas toujours organisées", a tempéré la ministre, avant de les appeler "à accélérer pour s'organiser" et permettre à un maximum de salariés et de parents de travailler de chez eux.

Les travailleurs, qui "n'ont pas de solution, pas de télétravail", pourront être en arrêt maladie pour s'occuper de leurs enfants, a assuré Muriel Pénicaud. Cet arrêt devra être signalé à l'employeur qui s'occupera lui-même de la déclaration et de l'envoi de l'attestation de salaire à la Sécurité sociale, comme c'est le cas habituellement. En revanche, pour demander cet arrêt maladie, le salarié n'aura cette fois-ci pas besoin d'aller chez le médecin au préalable ni de fournir un quelconque document médical.

Pas de délai de carence

Cette mesure s'applique pour tous les enfants de moins de 16 ans. "Si vous avez un enfant de moins de 16 ans, qui est à la crèche ou à l'école, et que le télétravail n'est pas possible, vous y avez droit automatiquement", a expliqué Muriel Penicaud.

Sur le plan financier, le délai de prise en charge se fera dès le premier jour, sans aucun délai de carence, contre trois jours normalement pour les salariés du privé. Les indemnités journalières versées par votre caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) sont alors équivalentes à 50% de votre salaire journalier de base. Elles sont plafonnées à 45,55 euros bruts par jour. Toutefois, l'employeur peut parfois compléter ces indemnités et des dispositions fixées dans la convention collective de votre secteur d'activité peuvent prévoir jusqu'au maintien intégral de votre salaire.

Intégralité du salaire versé aux salariés en chômage partiel

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a de son côté fourni des précisions sur le mécanisme de chômage partiel annoncé par Emmanuel Macron et destiné à éviter la faillite d'entreprises dont l'activité tourne au ralenti à cause de l'épidémie.

"L'État prendra à sa charge l'intégralité de l'indemnisation de tous les salariés placés en chômage partiel. Je dis bien l'intégralité de ce salaire, quel que soit son niveau. Aucun salarié ne perdra un centime. Alors évidemment s'il y a des salaires extraordinairement élevés, il est peut-être envisageable de fixer une limite", a détaillé Bruno Le Maire lors de la matinale de RMC. En dehors des très hautes rémunérations, jusqu'à 99% des salariés mis en chômage partiel devraient donc continuer de percevoir l'intégralité de leur salaire.

"Nous ferons tout ce qui est nécessaire, et même plus que ce qui est nécessaire pour soutenir notre économie et nos entreprises. Cela coûtera à l’État des dizaines de milliards d'euros", a complété le ministre de l'Economie.

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