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Coronavirus : un essai clinique incluant 3 200 patients a été lancé en Europe pour tester 4 traitements

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Coronavirus : un essai clinique incluant 3 200 patients a été lancé en Europe pour tester 4 traitements
Une infirmière portant un masque passe devant une tente médicale temporaire érigée à l'extérieur de l'hôpital Tenon dans le XXème arrondissement de Paris, le vendredi 20 mars 2020. © Cyril Marcilhacy/Bloomberg via Getty Images

L'épidémie due au coronavirus a jusqu'à présent fait plus de 14 000 morts à travers le monde, dont plus de 7 500 décès en Europe. L'Italie demeure le pays européen le plus touché avec 5 476 morts, tandis que la France compte depuis le 24 janvier 2020 16 018 cas confirmés de Covid-19 et 674 personnes décédées depuis le début de l'épidémie, selon le dernier bilan publié lundi 23 mars 2020 par le Ministère des Solidarités et de la Santé.

Un essai clinique européen, incluant 3 200 patients et baptisé "Discovery", a été lancé ce dimanche dans au moins sept pays européens, dont la France, pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus, a ainsi annoncé le ministère de la Santé français. Les quatre traitements testés à grande échelle seront les molécules suivantes : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hyroxychloroquine, selon un communiqué de l'Inserm, l'organisme qui chapeaute la recherche médicale en France.

"Il est prévu d’inclure 3 200 patients européens incluant la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne, et peut être d’autres pays dont au moins 800 en France, hospitalisés pour une infection Covid-19 dans un service de médecine ou directement en réanimation", précise l'Institut français de la recherche médicale.

"Un essai, ce sont des malades que l'on traite en milieu hospitalier sous stricte surveillance, et qui ont accès à ces molécules pour en tester l'efficacité sur le virus et sur leur évolution clinique", a précisé le Pr Salomon, directeur général de la Santé (DGS) en France lors d'un point-presse. "C'est très important de le faire rapidement et dans ces conditions."

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Le fameux antipaludéen chloroquine

Depuis l'apparition du nouveau coronavirus en Chine, le Pr Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée Infection à Marseille, défend l'usage de la chloroquine contre la maladie. Il a suscité des réserves chez de nombreux autres spécialistes, qui estiment notamment que les essais qu'il a menés auprès de 24 patients ne répondent pas à tous les critères nécessaires. "Cet essai a permis d'aboutir à des résultats intéressants qui sont d'ailleurs publiés ce jour dans International Journal of Antimicrobial Agents", selon le Pr Salomon.

Ce test sera "adaptatif" et "très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche", souligne dans le communiqué de l'Inserm Florence Ader, infectiologue à l’hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon, qui va piloter le projet. Un autre essai clinique international sera lancé "sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), baptisé Solidarity", indique encore l'Inserm.

La Chine a de son côté entamé son premier essai clinique pour tester un vaccin. Ainsi, 108 volontaires, répartis en trois groupes, ont reçu vendredi 20 mars 2020 les premières injections de ce nouveau vaccin test. Agés de 18 à 60 ans, ces volontaires sont tous originaires de Wuhan, la ville où les premiers cas de Covid-19 sont apparus en décembre 2019, voire dès le 17 novembre 2019 selon les informations du South China Morning Post.

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