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Critiqué sur sa modération, Facebook veut réduire les contenus politiques

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Critiqué sur sa modération, Facebook veut réduire les contenus politiques
© Souvik Banerjee/Unsplash

Toujours en plein examen de conscience depuis les attaques du Capitole en janvier, Facebook a annoncé jeudi le renforcement de la personnalisation des contenus pour les utilisateurs en fonction de leurs goûts et assure qu'ils désirent moins de politique. Le réseau social va prendre le pouls des internautes quand ils font défiler les messages et vidéos, avec des questions à choix multiples comme: "À quel point avez-vous été inspiré par cette publication? Pas du tout, Pas tellement, Modérément, Un peu, Beaucoup?".

Le groupe californien utilise depuis 2019 ce genre de sondages pour "mieux comprendre quels amis, pages et groupes sont plus importants aux yeux des gens", explique Aastha Gupta, une directrice de la plateforme, dans un communiqué. "Les algorithmes de classement sont mis à jour en fonction des réponses". "Nous entendons de plus en plus que les utilisateurs estiment voir trop de contenus sur la politique", ajoute-t-elle.

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Facebook répète ce constat à l'envi depuis fin janvier, quand Mark Zuckerberg, le patron du géant des réseaux sociaux, avait indiqué vouloir "calmer le jeu" et "décourager les conversations clivantes", dans la foulée de l'invasion du Congrès américain le 6 janvier, alors que les élus s'apprêtaient à certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Les grandes plateformes ont été accusées d'avoir joué un rôle majeur dans cette éruption de violence et cette attaque contre des symboles démocratiques en ne luttant pas assez efficacement contre les mouvements d'extrême-droite qui se sont en partie organisés via leurs services.

Jeudi, le site BuzzFeed a révélé l'existence d'un rapport interne qui a circulé au sein de Facebook sur sa gestion des groupes et mouvements convaincus, à l'image de Donald Trump, que l'élection de leur héros leur avait été "volée" grâce à des fraudes massives, une théorie sans fondement. "Il était très difficile de savoir à l'époque si nous assistions à un effort coordonné pour délégitimer l'élection ou s'il s'agissait de l'expression libre d'utilisateurs qui étaient apeurés et confus et méritaient notre empathie", note ce rapport cité par BuzzFeed.

Les auteurs insistent sur la nécessité pour Facebook de tirer des enseignements de ce qui s'est passé pour comprendre comment ces mouvances ont pu "croître, répandre des théories du complot et aider à inciter à l'insurrection". "Comme nous l'avons déjà dit, (...) nous savons que nous n'avions pas tout intercepté", a réagi un porte-parole de Facebook. "Ce rapport n'est pas une autopsie définitive. C'est un document produit par l'une des nombreuses équipes qui continuent d'étudier ce qui s'est passé pour continuer d'améliorer notre modération des contenus".

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