Plusieurs hôpitaux britanniques sont la cible depuis vendredi d'attaques informatiques par un virus baptisé "Wanna Decryptor" qui provoque des perturbations dans la gestion des services d'urgence.

Le National Health Service (NHS) britannique précise que ce piratage avait contraint les antennes médicales à des annulations de rendez-vous et à la redirection de certains patients vers d'autres services.

 

Le personnel hospitalier britannique a été informé vendredi par les services informatiques qu'ils étaient sous la menace d'un "rançongiciel".

Cette même attaque a aussi visé un grand nombre d'entreprises espagnoles par le biais d'un virus qui bloque les ordinateurs jusqu'au versement d'une rançon, ont annoncé les autorités du pays.

Le premier opérateur télécoms d'Espagne, Telefonica a dit dans un communiqué avoir détecté un "incident de cybersécurité" qui était limité pour le moment à certains ordinateurs de ses salariés sur son réseau interne. Aucun client ou service du groupe n'a été en revanche affecté.

Le groupe de services aux collectivités Iberdrola et l'opérateur gazier Gas Natural ont pris des mesures préventives.

"Il y a eu une alerte concernant une attaque massive par rançongiciel sur diverses entreprises, ce qui affecte leurs systèmes Windows", a déclaré le Centre national de cryptographie, dans un communiqué. Il s'agit d'une version du virus WannaCry, qui crypte les données sensibles de l'utilisateur, a-t-il ajouté.

Un "rançongiciel" ("ransomware" en anglais) s'exécute par le biais d'un logiciel malveillant installé à l'insu de l'utilisateur et qui crypte les données de ce dernier et demande à sa victime de payer, généralement en bitcoins, pour rendre les données à nouveau lisibles ou débloquer certaines fonctionnalités de l'ordinateur.

 

Au Portugal, l'opérateur Portugal Telecom, filiale d'Altice, a dit également avoir été victime d'une cyberattaque mais sans impact sur ses services.

"Les informations (de cette attaque) ont été exagérées et nos collègues y travaillent en ce moment", a toutefois déclaré sur Twitter le responsable des données de Telefonica, Chema Alonso, un expert reconnu en sécurité informatique.

Iberdrola et Gas Natural, ainsi que la filiale espagnole de Vodafone, ont recommandé d'éteindre les ordinateurs ou de couper l'accès à internet en cas d'infection.

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