La cyberattaque mondiale a déjà touché moins de 10 entreprises en France dont Renault — et ce n'est pas fini

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan Alliance, lors de l'assemblée générale du groupe le 30 avril 2013. REUTERS/Charles Platiau

Renault n'est pas la seule entreprise française victime de la vague de cyberattaques lancée vendredi dans le monde, a déclaré lundi Guillaume Poupard, directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI).

"Bien sûr il y a d'autres victimes en France", a-t-il dit sur France Inter, sans donner de noms.

"On travaille avec eux, on essaie vraiment de rétablir (leurs systèmes informatiques) au plus vite dans les cas les plus problématiques", a-t-il ajouté.

L'ANSSI a eu connaissance de moins "d'une dizaine" d'entreprises françaises victimes de l'attaque au "rançongiciel", a déclaré ce lundi à Reuters une porte-parole de l'ANSSI.

Mais l'organisme n'exclut pas que d'autres sociétés aient préféré ne pas dire qu'elles étaient victimes de cette attaque "pour des questions d'image et de réputation".

Renault a mis à l'arrêt plusieurs sites de production au cours du week-end — avant de les relancer aujourd'hui — pour empêcher la propagation du virus.  L'usine de Douai (Nord) restera fermée ce lundi de manière préventive.

Pour Guillaume Poupard, "il faut s'attendre dans les jours ou les semaines à venir à avoir des répliques régulières, c'est l'expérience que l'on a sur ce genre d'attaques".

En Asie, les gouvernements et les entreprises ont signalé lundi matin des perturbations liées au virus WannaCry, susceptibles de se multiplier dans le monde à mesure que les employés, de retour au travail, allument leurs ordinateurs et consultent leurs courriels.

"La plupart des attaques arrivent par courriel, aussi y a-t-il de nombreux 'champs de mine' qui attendent dans les boîtes de réception des gens", estime Michael Gazeley, directeur d'une société hongkongaise de cybersécurité, Network Box.

Le "rançongiciel", qui a bloqué vendredi plus de 200.000 ordinateurs dans 150 pays, s'est principalement répandu par le biais de messages malveillants, et a affecté des usines, des hôpitaux, des commerces et des écoles du monde entier.

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