Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Danone supprime 2 000 emplois, dont 400 à 500 en France

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Danone supprime 2 000 emplois, dont 400 à 500 en France
Usine Danone à Moscou, en Russie. © Stanislav Krasilnikov\TASS via Getty Images

Les plans sociaux des grands groupes se multiplient, jusqu'à gagner le secteur agroalimentaire. Le géant français des produits laitiers Danone, dont les ventes sont malmenées par la pandémie de Covid-19, annonce lundi 23 novembre vouloir supprimer jusqu'à 2 000 postes dans ses sièges en France et à l'étranger afin de "simplifier" son organisation et renouer avec la croissance. "Sur la France, ce sera 400 à 500 personnes", "essentiellement des directeurs, des managers", qui seront concernées par ces suppressions de postes, a précisé à l'AFP le PDG de Danone Emmanuel Faber.

Les baisses d'effectifs concerneront "toutes les structures d'équipes communes qui sont au-dessus des pays", comme "nos sièges à Amsterdam, à Singapour, à Paris", a-t-il détaillé, soulignant que ce plan, appelé "Local First", avait pour objectif de "redonner du pouvoir à l'échelon local", aux pays dans lesquels Danone opère. Le groupe en attend "une baisse de ses frais généraux et d'administration de 700 millions d'euros, représentant environ 20% des coûts de structure de l'entreprise", est-il rapporté dans un communiqué.

Pénalisé par la fermeture des bars et restaurants

Danone mise parallèlement sur de "nouvelles sources de productivité industrielles permettant de réduire de 300 millions d'euros le coût des produits vendus", est-il ajouté. Il s'agit notamment d'"accélérer la digitalisation", la robotisation des usines, a déclaré Emmanuel Faber, en passant d'une "demi-douzaine d'usines fortement digitalisées" à 40 en 2023. Au total, le groupe vise donc un milliard d'euros d'économies d'ici à 2023.

"Ce plan a pour objectif de remettre Danone sur le chemin de la croissance rentable qui était celui qu'elle a toujours connu", a fait valoir son patron auprès de l'AFP. Il s'agit de se "reconnecter à notre objectif de croissance le plus vite possible, qui est de 3 à 5% de croissance annuelle rentable — c'est-à-dire en améliorant notre marge", a-t-il ajouté.

Sur les neuf mois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires du groupe a reculé de 5,4%, à 18 milliards d'euros. La crise sanitaire pénalise particulièrement les ventes d'eaux en bouteille (-20,5%), avec son cortège de restaurants et bars fermés. Des établissements qui pourraient définitivement baisser le rideau si les mesures de restrictions sanitaires devaient perdurer.

À lire aussi — Bridgestone ferme le site de Béthune, le gouvernement espère sauver les 863 emplois

Découvrir plus d'articles sur :