L'Europe souffre de la canicule cette semaine — et il faudra s'y habituer dans les années à venir

L'Europe souffre de la canicule cette semaine  — et il faudra s'y habituer dans les années à venir

REUTERS/Kim Kyung-Hoon

L'Europe subit de plein fouet la canicule cette semaine, que ce soit en France, en Suisse, en Finlande, en Suède ou encore en Grèce.

Selon les spécialistes du climat, il va falloir s'habituer aux périodes de fortes chaleurs, puisque celles-ci devraient se multiplier dans les années à venir, avec le réchauffement climatique.

Interrogé par La Tribune de Genève sur les vagues de chaleur de ces dernières semaines, le climatologue suisse Martin Beniston constate une "accélération" et prédit qu'"en 2050, au moins un été sur deux sera aussi caniculaire que celui de 2003", ajoutant que ces épisodes durent aujourd'hui plus longtemps — "de mai à septembre" alors qu'"il y a 50 ans, c'était confiné à juillet et août".

La canicule européenne de 2003 avait été exceptionnelle par sa durée — deux semaines entre le 1er et le 15 août — son intensité — des températures se maintenant entre 36°C et 37°C — et son extension géographique.

Le climatologue Jean Jouzel, interrogé par Le Monde, partage l'avis de son confrère suisse et a déclaré: 

"Dans 30 ou 50 ans, ce qui est exceptionnel aujourd'hui sera la norme en Europe, avec des événements encore plus ravageurs et nombreux. Même si ce sont des régions d'Afrique et de l'Asie qui restent les plus vulnérables."

De plus, selon l'expert, "dans 30 ou 50 ans, ce seront les deux tiers des Européens qui seront concernés, à commencer par des épisodes de canicule et des périodes de sécheresse, comme le connaît cet été la Suède et les autres pays scandinaves. On peut évaluer à environ 150.000 le nombre d'Européens qui seront victimes de désastres climatiques chaque année, contre 3000 aujourd’hui."

Jean Jouzel a par ailleurs affirmé qu'en 2030, "les températures record atteindront les 45°C" en France, et qu'après 2050, "on pourra arriver à 50°C, voire 55°C dans certaines régions", ce qui rendra de plus en plus difficile de vivre dehors, notamment dans les grandes villes comme Paris.

Selon ce nouveau rapport compilé par l'Urban Climate Change Research Network, basé à l'université de Colombia (Etats-Unis), la hausse moyenne des températures pourrait dépasser les 2°C dans une douzaine de villes à l'horizon 2020, c'est-à-dire dans à peine deux ans. Parmi ces villes, on retrouve plusieurs européennes dont Berlin, Moscou ou encore Helsinki. 

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  1. murielle

    A brûler 100.000 barils de pétrole par jour, depuis des décennies, on a ce qu'on a, il faudrait absolument diviser de moitié cette bombe à retardement. A partir de 2050, dubaï atteindra des pics de 70 à 80 °C (et non Fahrenheit )en été, paris et londres (d'avril à fin novembre) seront devenus le dubaï d’aujourd’hui sachant que l'on a 35°(nocturne)-52°C (diurne).
    Rien de réjouissant, le dessert avancera jusqu'à lille et au-delà....
    Les animaux tel que les bovins, ovins, caprins ne produiront presque plus de lait, les ours des pôles n'existeront plus ou spécimens dans des zoo.
    Et le reste de la biodiversité seront très affaiblies.
    L'eau de la fonte des glaciers qui s'infiltre dans les roches des pôles on ne sait guère ce que cela va engendrer à échéance.
    le golf stream se réchauffe bousculera notre climat...
    Ce n'est pas une désolation, mais c'est la conséquence de nous même, et la bio-sphère tout le monde ne se préoccupe guère des incidences.
    Le moi personnifiè, la bêtise humaine, et l'argent accentue notre souffrance....
    Et tout le monde ne ce souci guère de cette situation très très tragique...
    Et la cause de ce mal, n'est tel que l’activité humaine dû au pétrole...

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