Le patron d'un illustre accélérateur de San Francisco ne dirige plus sa société après des accusations de harcèlement sexuel

Getty Images

Dave McClure, associé-fondateur de 500 Startups, n'est plus responsable des opérations de l'accélérateur de startups après avoir été accusé de "comportement inapproprié envers des femmes," selon le New York Times.

Dans son enquête, le New York Times évoque en particulier le cas d'une femme, Sarah Kunst, qui a confié au quotidien américain qu'elle a été harcelée par McClure après avoir évoqué la possibilité de travailler à 500 Startups. McClure n'a pas contesté les faits, selon le Times. 

"Nous avons effectué des changements internes après avoir été informés de cas où Dave avait eu un comportement déplacé avec des femmes de la communauté tech," explique 500 Startups au Times. "Il reconnaît avoir commis des erreurs et est suivi pour remédier à son comportement inacceptable."

Christine Tsai, la co-fondatrice de 500 Startups, est désormais DG. Tsai a publié une déclaration vendredi disant qu'elle avait déjà pris la relève il y a plusieurs mois — un détail qui n'avait pas été dévoilé jusqu'ici par l'entreprise.

"Le rôle de Dave a été limité à remplir ses obligations vis-à-vis de nos investisseurs en tant que commandité. Par ailleurs, il consulte pour faire évoluer son état d'esprit et ne pas répéter le comportement inacceptable qu'il a eu," écrit Tsai.

McClure est un grand nom dans l'univers startup de San Francisco. Sa société, qui permet à de jeunes entreprises de se financer et de prendre leur envol, a soutenu notamment CreditKarma et Twilio.

Beaucoup d'entreprises qui travaillent avec 500 Startups en sont à leurs débuts, quand les entrepreneurs qui les ont créées sont les plus désespérés pour obtenir des fonds, et donc potentiellement plus vulnérables à des comportements qui exploitent un rapport de pouvoir déséquilibré.

La mise à l'écart de McClure est un des plus récents exemples d'une prise de conscience grandissante sur les inégalités et le harcèlement sexuel dans le monde de la tech.

Justin Caldbeck, un des co-fondateurs de Binary Capital, a démissionné la semaine dernière après des révélations similaires du site The Information. Des articles sur le mauvais traitement des femmes à Uber ont entraîné la démission de son patron, Travis Kalanick, le départ de nombreux autres cadres, et le licenciement de plus de 20 employés. 

L'article du Times a aussi évoqué Chris Sacca, l'ancien juge de l'émission Shark Tank et investisseur. Jeudi dernier, anticipant l'article, il a publié une note sur Medium titrée "J'ai Beaucoup De Travail À Faire," dans lequel il s'excuse et dit qu'il a "personnellement contribué" à faire de l'industrie tech un endroit "peu accueillant pour les femmes."

Version originale: Becky Peterson/Business Insider

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Travis Kalanick démissionne de son poste de DG d'Uber

VIDEO: Voici 3 astuces simples pour combattre le trac avant de parler en public selon une coach en prise de parole