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Décalés d'un mois, les soldes d'été s'annoncent compliqués pour les commerçants

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Décalés d'un mois, les soldes d'été s'annoncent compliqués pour les commerçants
© Unsplash/Artem Beliaikin

Les soldes d'été commenceront le mercredi 15 juillet prochain, pour une durée d'environ un mois — jusqu'au mardi 11 août inclus. Initialement prévue au 24 juin 2020, la date de début des soldes d'été a volontairement été décalée de quelques semaines. Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, assurait début juin que cette décision avait été prise à la "demande des petits commerçants". Toujours selon lui, ces derniers ayant "besoin de temps pour reconstituer leur trésorerie", des promotions arrivées trop tôt après le déconfinement ne leur auraient pas permis de sortir la tête de l'eau.

Sans savoir si c'est en lien direct avec cette date inhabituelle, les Français ne semblent en tout cas pas vouloir se précipiter dans les magasins dès mercredi. Selon un sondage Ifop réalisé pour le site de vente en ligne de chaussures, de vêtements et d'accessoires Spartoo, 54% des Français annoncent vouloir renoncer aux soldes cet été, ou y consacrer un budget moins élevé. Un pourcentage en hausse de 15 points par rapport à l'année précédente ! Pour 42% des personnes interrogées, le contexte sanitaire n'aura pas d'incidence sur leurs achats. Et seuls 4% des consommateurs assurent prévoir un budget plus élevé.

46% des consommateurs privilégieraient les achats sur internet

La manière de consommer devrait en tout cas changer, dans un contexte sanitaire encore très compliqué avec le respect demandé des gestes barrières et le port du masque souvent obligatoire. Les files d'attente qui s'allongent devant les magasins, conséquence des mesures prises par les enseignes pour réguler les clients à l'intérieur des points de vente, l'absence de cabines d'essayage ou encore la coupure potentielle de la climatisation, rendent en ce moment l'expérience d'achat en magasin plus compliquée que d'habitude.

Selon une autre enquête réalisée fin mai dernier par Spartoo auprès de 858 panélistes, 70% des personnes interrogées estiment avoir changé leur manière de consommer avec le confinement. Et ils seraient 46% à privilégier Internet comme canal d'achat principal. Pour les enseignes qui ne possèdent pas de site e-commerce, l'addition risque donc d'être salée.

'Les soldes, c'est un système de volumes'

Au-delà de l'inquiétude sur le chiffre d'affaires, certains sont encore plus radicaux. Interrogé sur BFM ce matin, Laurent Milchior, président de la chaîne de magasins d'habillement Etam, assure qu'il aurait fallu annuler les soldes cet été. "On voit que le Covid repart (...) et on a tous une responsabilité, chefs d'entreprises et citoyens, de faire en sorte que ce virus ne circule pas. (...) Les soldes, c'est un système de volumes, il faut qu'il y ait beaucoup de monde dans un magasin pour que les soldes fonctionnent", a déclaré le dirigeant. Pour lui, il aurait fallu "déréguler les soldes" et laisser la liberté à chaque enseigne d'organiser librement ses promotions.

La plupart des commerçants comptent malgré tout sur les soldes d'été pour tenter de faire rentrer du chiffre d'affaires dans leurs caisses, ayant souffert de plusieurs semaines de fermeture de leur établissement en raison du confinement, ainsi que d'une timide reprise depuis. Et ils comptent également sur ces promotions pour pouvoir écouler leurs stocks de vêtements de saison, qui sont mécaniquement particulièrement hauts cette année.

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