La BCE maintient sa politique monétaire inchangée et ignore l'éventuelle élection d'Emmanuel Macron

Le président de la BCE Mario Draghi en conférence de presse à Francfort, le 27 avril 2017. REUTERS/Kai Pfaffenbach

Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) s'est réuni ce jeudi à Francfort pour sa réunion d'avril, à l'issue de laquelle la BCE a dit qu'elle maintenait sa politique de taux et de rachats d'actifs inchangés

Le taux de refinancement, principal instrument de la politique monétaire de la BCE, reste à zéro, le taux de la facilité de dépôt à -0,40% et le taux de prêt marginal à 0,25%. Les rachats d'actifs sont maintenus à 60 milliards d'euros jusqu'à fin décembre.

Cette décision sur les taux et les rachats d'actifs était attendue.

Les observateurs guettaient surtout la conférence de presse mensuelle du président de la BCE, Mario Draghi, à 14h30.

En effet, la qualification d'Emmanuel Macron face à Marine Le Pen pour le second tour est perçue comme un motif pour la BCE d'être plus confiant et offensif. Dès lundi, lendemain du premier tour, les marchés se sont montrés plus orientés vers le risque.

Dans ses commentaires, Mario Draghi a toutefois fait preuve d'une certaine prudence, indiquant que "les risques entourant les perspectives de croissance au sein de la zone euro restent orientés à la baisse tout en évoluant vers une configuration plus équilibrée".

Interrogé, ensuite, sur l'influence d'une victoire d'Emmanuel Macron le 7 mai prochain sur la perception du risque baissier en zone euro, Mario Draghi a rétorqué: 

"Nous ne conduisons pas de politique monétaire en fonction la probabilité de résultats électoraux."

Dans ses remarques liminaires, pour expliquer la décision du Conseil des gouverneurs, Mario Draghi a aussi indiqué:

"Les dernières données disponibles depuis notre réunion du début du mois de mars confirment que la reprise cyclique de l'économie de la zone euro devient de plus en plus solide et que les risques baissiers ont diminué."

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