De g. à dr.: Sylvia Pinel, Manuel Valls, Vincent Peillon, Jean-Luc Bennahmias, Arnaud Montebourg, François de Rugy, Benoît Hamon avant le 2e débat de la primaire de gauche à Paris, le 15 janvier 2017. REUTERS/Bertrand Guay

Les candidats à l'investiture présidentielle de la gauche se sont affrontés dimanche soir dans le cadre du deuxième débat de la primaire.

Sylvia Pinel, Manuel Valls, Vincent Peillon, Jean-Luc Bennahmias, Arnaud Montebourg, François de Rugy et Benoît Hamon ont été interrogés sur l'Europe et l'immigration, l'écologie, la légalisation du cannabis, l'exercice du pouvoir, l'éducation et laïcité. 

Après un premier débat très consensuel et policé, ce deuxième débat a révélé quelques divergences entre les candidats, qui se sont autorisés à s'interpeller mutuellement.

Nous avons réuni les déclarations les plus marquantes ci-dessous.

De g. à dr. Arnaud Montebourg, Benoit Hamon, Jean-Luc Bennahmias, Vincent Peillon, Manuel Valls et Sylvia Pinel pendant le 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

Il faut se méfier autant des cyberattaques russes que des écoutes illégales de la NSA. Il faut construire l'alliance militaire européenne de façon indépendante. — Arnaud Montebourg

L'important est le renforcement du couple franco-allemand en Europe. Notre première priorité est de relancer la construction européenne pour parler avec les États-Unis et la Russie. — Sylvia Pinel

Je propose une pause dans l'élargissement. Il faut arrêter de mentir à nos amis turcs. Et je propose une conférence de refondation en partenariat avec l'Allemagne pour savoir de quoi l'Europe doit s'occuper. — Manuel Valls

Manuel Valls pendant le 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

La question des migrants existe car il y a des gens qui fuient des guerres, mais aussi le dérèglement climatique. — François de Rugy

L'accueil illimité ce n'est pas possible. — Manuel Valls 

Nous devons accueillir, et accueillir dans la durée, et nous avons les moyens de le faire. — Vincent Peillon 

Il faut un droit d'asile européen. Il y a une autre question: celle des réfugiés climatiques. Il ne faut pas attendre d'être face à ce problème là pour l'anticiper. — Sylvia Pinel

Sylvia Pinel, lors du 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

Il faut inscrire dans la loi la chose suivante : 0,7 % du PIB consacré au développement du Sahel. Il faut cela pour éviter les réfugiés climatiques. — Benoît Hamon

Je donne comme objectif de faire baisser la facture énergétique des ménages de 25% pour redonner du pouvoir d'achat. — François de Rugy

L'ennemi c'est le carbone, le charbon et le pétrole. On a besoin du nucléaire pour pouvoir réduire notre addiction au carbone. — Arnaud Montebourg

De 2012 à 2017, la fiscalité écologique a augmenté de 46%. J'ai proposé un bouclier fiscal. — Vincent Peillon

Vincent Peillon, lors du 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

Avec la maintenance, les coûts de l'énergie nucléaire vont augmenter. Faire le choix des énergies renouvelables, c'est aussi faire le choix des économies pour les Français. — Benoît Hamon

Je sursaute un peu, quand j'entends encore parler de l'indépendance énergétique du nucléaire sachant que l'uranium vient de exclusivement de l'étranger. — François de Rugy

Il faut légaliser la distribution du cannabis pour consacrer les millions de la répression à la prévention. Je propose de sortir d'un système qui ne marche pas pour venir à une politique de santé publique. — Benoît Hamon

Benoit Hamon pendant le 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

La question de la légalisation du cannabis est un enjeu de santé publique et de sécurité. Encadrer la distribution de cannabis en pharmacie permet d'assécher les réseaux sur ces trafics et de redéployer les forces de l'ordre sur les autres trafics et la lutte contre le terrorisme. — Sylvia Pinel

Il faut des interdits dans une société. Il faut des règles. Si vous légalisez le cannabis, il y aura des trafics plus durs. Je suis contre la légalisation, et encore moins pour la dépénalisation. — Manuel Valls

Nos forces de police, de l'ordre, la justice, ont autre chose à faire que de s'occuper des petits dealers. — Jean-Luc Bennahmias

Jean-Luc Bennahmias pendant le 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

Je voudrai sortir de l'hypocrisie. Aujourd'hui dans un bureau de tabac on vend tout ce qu'il faut pour faire un joint, sauf le cannabis. Je propose de faire une loi pour 5 ans et de faire le bilan. — François de Rugy

Il y a une submersion des services de police. Mais, si à chaque fois que les forces de l'ordre sont submergées, on autorise, où irons-nous? — Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg pendant le 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

Dans ce pays, il y a un mur des puissants, invisible mais bien réel, devant lequel les politiques se sont fracassés. Dans votre chaîne, madame Ferrari, un dirigeant est allé jusqu'à détruire son outil de travail pour anéantir le pluralisme. — Arnaud Montebourg

Il y a une forme d'immaturité de la démocratie française à guetter tous les cinq ans celui qui sera le candidat providentiel. Aucun d'entre nous, ni dans la droite ou au Front National, ne sera l'homme ou la femme providentiel/le. — Benoît Hamon

On ne peut plus vivre dans un pays où 50% de sa population ne soit pas représentée. C'est pour ça que je propose une proportionnelle intégrale. — Vincent Peillon.

Arnaud Montebourg (g) et Benoit Hamon (dr.) pendant le 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

Notre école est devenue très inégalitaire. Nous avons l'obligation de corriger ces inégalités. J'ai prévu un investissement de 7 milliards d'euros dans le recrutement et la formation des enseignants.— Arnaud Montebourg

Si la gauche doit s'identifier à quelque chose, c'est l'école. — Manuel Valls

Je fait le choix de rémunérer davantage les professeurs pour les inciter à expérimenter et créer de nouveaux projets au sein de leurs établissements. — François de Rugy

François de Rugy (g) et Arnaud Montebourg (dr.) lors du 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

François Fillon a dit qu'il souhaitait un école du respect. Ici, nous nous battons pour une école de l'égalité. — Benoît Hamon

Nous devons transmettre ce qu'est la laïcité. Certaines élites françaises sont totalement ignorantes et préparent des guerres civiles. — Vincent Peillon

La loi de 1905 est une superbe loi. Les débats étaient d'une intelligence pour arriver à des compromis. La loi de 1905 répond parfaitement aux problèmes que nous rencontrons aujourd'hui. — Jean-Luc Bennahmias

Les valeurs républicaines ne sont pas quelque chose d'acquis ad vitam aeternam sans qu'on se batte pour elle. Le combat pour la laïcité doit être mené. — François de Rugy

De g. à dr. Jean-Luc Bennahmias, Vincent Peillon et Manuel Valls, au 2e débat de la primaire de la gauche. REUTERS/Bertrand Guay

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