Les déclarations les plus importantes du premier débat de la primaire de la gauche

De g. à dr.: Arnaud Montebourg, Jean-Luc Bennahmias, François de Rugy, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Manuel Valls et Sylvia Pinel, au premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017. REUTERS/Philippe Wojazer

Les candidats à l'investiture présidentielle de la gauche se sont affrontés jeudi soir lors du premier débat de la primaire.

Après une courte introduction chacun, les sept candidats ont esquissé leurs projets en matière de chômage et de relance économique, sur la protection sociale, la lutte contre le terrorisme et la sécurité, l'éducation et l'état des institutions en France.

Les échanges étaient posés, à l'exception de quelques critiques émises à l'intention du bilan du quinquennat de François Hollande.

Nous avons réuni les déclarations les plus marquantes ci-dessous.

Rien n'est écrit. — Manuel Valls

Je veux rassembler la gauche, je n'ai pas participé à ses divisions. — Vincent Peillon 

J'ai l'expérience de l'Etat, je sais ce qu'on peut en faire ou pas. — Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg lors du premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017. TF1

La proposition de revenu universel que je fais concerne l'ensemble de la société. C'est une aide à l'entrepreneuriat, aux jeunes agriculteurs. — Jean-Luc Bennahmias

Le revenu universel coûte 400 milliards, qui les payera? Philosophiquement c'est une idée qui pose un grand problème: on a construit la solidarité sur l'idée que ceux qui ont le plus donnent à ceux qui ont le moins. — Vincent Peillon

Vincent Peillon lors du premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017. TF1

La révolution numérique change d'ores et déjà notre rapport au travail. Elle peut avoir des conséquences sur l'emploi. Le revenu universel est ce que la Sécurité sociale était pour notre génération. — Benoît Hamon

Je veux une société du travail. — Manuel Valls

Il faut une stratégie de compétitivité de la France qui investit sur la connaissance, sur la recherche. — Vincent Peillon

Je propose de redonner du pouvoir d'achat à travers la défiscalisation des heures supplémentaires. Quand on s'est trompé il faut reconnaître ses erreurs. — Manuel Valls

Jean-Luc Bennahmias lors du premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017. TF1

Je suis pour une relance de la consommation sobre. La croissance à 2, 3, 4, 5% dans nos pays, c'est fini. — Jean-Luc Bennahmias

Je propose la hausse du salaire net en supprimant la cotisation famille. — François de Rugy

Dès lors qu’un robot se substitue à un humain, il me semble légitime qu'on transforme la fiscalité pour faire en sorte de peser sur la valeur ajoutée produite. — Benoît Hamon

Benoît Hamon lors du premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017. REUTERS/Philippe Wojazer

On va demander aux banques de financer mon plan de bataille contre le chômage. On va leur prendre 5 milliards chaque année. — Arnaud Montebourg

S'il y avait eu un vote sur la loi Travail, j'aurai voté pour. — François de Rugy

Je suis étonnée de voir que l'on se méfie du dialogue social dans l'entreprise. Ce n'est pas la guerre civile. J'ai l'impression que, pour certains de mes concurrents, on a encore une vision caricaturale, une vision 'lutte des classes'. — Sylvia Pinel

Sylvia Pinel lors du premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017. REUTERS/Philippe Wojazer

Nous sommes en guerre. — Manuel Valls

Nous disposons aujourd’hui de tout l’arsenal disponible pour lutter contre le terrorisme sans maintenir l’état d’urgence. — Benoît Hamon

L'islamisme politique est pour nous tous laïques notre ennemi car il attaque les valeurs de la République et nous devons tous le combattre. — Vincent Peillon 

Le rôle du chef de l'Etat aujourd'hui c'est d'armer la France.  — Manuel Valls

Il faut que la France propose une alliance militaire avec l'Allemagne et la Pologne pour faire face à la menace qu'est Vladimir Poutine et au désengagement des Etats-Unis de la défense européenne annoncé par Donald Trump. — François de Rugy

François de Rugy lors du premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017. TF1

Mélenchon a été ministre de Jospin, et on ne peut pas parler avec lui ? Macron a été ministre de Valls. Allons. — Vincent Peillon

J'ai une certaine aptitude à connaître les difficultés, y compris les difficultés de l'Etat vis-à-vis d'elles. — Jean-Luc Bennahmias (à propos de la lutte contre la pauvreté et les inégalités)

La priorité doit être mise sur l'éducation nationale, ça favorisera la mixité sociale. Mais il faut coupler la priorité sur l'école à la politique du logement et de l'urbanisme. — Sylvia Pinel

Je pense qu’on manque de démocratie. Je défendrai deux réformes : la reconnaissance du vote blanc et le principe d’un 49.3 citoyen. — Benoît Hamon

Je propose une réforme institutionnelle totale: 50% de nos citoyens ne sont pas représentés à l’Assemblée. Je veux une proportionnelle intégrale pour l’élection des députés dans nos régions. — Vincent Peillon

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