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Des astronautes testent un revêtement de surface anti-coronavirus à bord de l'ISS

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Des astronautes testent un revêtement de surface anti-coronavirus à bord de l'ISS
Les astronautes à bord de la Station spatiale internationale touchent quotidiennement des objets recouverts d'un revêtement antimicrobien pour en tester l'efficacité. © NASA
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Les surfaces des barres de métro et autres rampes d'escaliers pourraient-elles demain se débarrasser toutes seules des bactéries responsables des maladies transmissibles, comme le Covid-19 ? C'est ce que les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS), perchés à 408 kilomètres d'altitude, tentent de découvrir. Ces derniers testent actuellement un revêtement de surface antimicrobien développé par l'avionneur américain Boeing en collaboration avec l'université du Queensland (UQ), en Australie.

L'expérience comprend deux échantillons d'objects identiques que l'on peut trouver — et surtout toucher — à bord d'un avion : boucle de ceinture, plateau, morceaux de siège et d'accoudoir... Le premier groupe d'objets a été recouvert du revêtement antimicrobien, tandis que l'autre a été laissé en l'état. Les astronautes touchent quotidiennement tous les objets de manière à y déposer une profusion de microbes excrétés naturellement par la peau humaine — aucun échantillon de microbe n'a été envoyé vers l'ISS pour cette expérience.

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Des résultats préliminaires très encourageants

À en croire ses concepteurs, les résultats préliminaires de ce revêtement innovant seraient très encourageants. "Il existe un potentiel d'application à grande échelle pour un revêtement de surface comme celui-ci lorsqu'il est utilisé en conjonction avec d'autres mesures visant à prévenir la transmission de maladies", s'est réjoui Mike Delaney, directeur de la sécurité aérospatiale de Boeing, dans un communiqué.

Au cours de l'année, les échantillons seront renvoyés sur Terre pour une analyse plus minutieuse. Cette technologie, sur laquelle les deux organismes travaillent depuis plusieurs années, a vu son développement chamboulé par la pandémie. "Le but premier de notre revêtement antimicrobien était d'aider à protéger les missions spatiales", a relevé le professeur Michael Monteiro de l'Institut de bioingénierie et de nanotechnologie de l'UQ. "Après le déclenchement de la pandémie actuelle, nous avons modifié la formule du revêtement pour cibler également le virus du Covid-19 s'il est présent sur une surface."

Une surface antimicrobienne de ce type pourrait protéger la santé des occupants d'un vaisseau spatial. Alors que de futures missions habitées vers la Lune où Mars devraient voir le jour dans les années à venir, cette technologie permettrait de prévenir la contamination interplanétaire par des bactéries terrestres — ou provenant d'autres planètes.

Plus proche de nous, ce revêtement pourrait constituer une arme supplémentaire contre les contaminations dans les cabines d'avion, les transports en commun et, bien sûr, les hôpitaux. À condition que l'expérience à bord de l'ISS s'avère concluante. Réponse dans la deuxième moitié de l'année.

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