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Des astronomes découvrent une planète dans un endroit impossible !

Des astronomes découvrent une planète dans un endroit impossible !
© Vue de l'esapce Christin Hume/Unsplash

Elle n’aurait jamais dû se trouver là. Des astronomes de l’université de Warwick et de l’université de Genève ont fait une drôle de découverte cette semaine : une mini-Neptune située dans une zone a priori incompatible avec son existence. Le Figaro explique que cette planète, surnommée la "planète interdite" ou NGTS-4b, fait trois fois la Terre et qu’elle tourne très près de son étoile. C’est ce que l’on appelle une mini-Neptune, une géante gazeuse de taille plutôt modeste et où la température est probablement supérieure à 1.000°C, soit deux plus que Vénus, la planète la plus chaude du système solaire.

Mais ce qui a interpellé les scientifiques, c’est que cette planète a été retrouvée dans une zone surnommée "le désert des Neptunes" où NGTS-4b ne devrait pas pouvoir exister. Cette région, située sous le feu du rayonnement stellaire intense, censé priver les planètes de leur atmosphère, ne regroupe que des planètes gazeuses bien plus massives capables de conserver leur épaisse atmosphère dans leur champ de gravité, ou des planètes rocheuses sans aucune atmosphère.

Un désert plus "vert" ?

Selon les astronomes, deux hypothèses peuvent expliquer la présence de NGTS-4b dans "le désert des Netpunes". Dans le premier cas, il pourrait s’agir d’une planète neptunienne qui vient de migrer ; dans le second, d’une très grosse planète qui a migré dans la région au cours du dernier million d’années et qui n’a pas fini d’être débarrassée de son enveloppe gazeuse. Si pour le moment les deux hypothèses sont valables, une chose est sûre : NGTS-4b ne va pas pouvoir subsister sous cette forme pendant encore très longtemps.

Si sa présence dans "le désert des Neptunes" reste encore un mystère, la technique utilisée pour la repérer représente elle aussi une première. L’exoplanète a été découverte alors qu'elle passait devant son étoile, provoquant ainsi une baisse de luminosité pour qui observe l'espace depuis la terre. Mais, Futura Science explique qu’en raison de sa taille, la baisse de lumière a été très faible, à peine 0,2%. Une variation que l’observatoire Next-Generation Transit Survey (NGTS) situé au Chili, a quand même pu observer, alors que les télescopes terrestres ont coutume d'enregistrer des baisses d'au moins 1%.

La découverte de NGTS-4b pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouvelles observations dans l’espace. En effet, en repérant pour la première fois une planète aussi petite grâce à la technique des "creux" de lumières, les scientifiques pourraient désormais se concentrer sur ces toutes petites variations pour tenter de découvrir d’autres spécimens semblables à la planète interdite. Le désert Neptunien pourrait alors se révéler bien plus "vert" qu’il n’y paraît.

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