Des astronomes ont utilisé un nouveau télescope pour découvrir des centaines de milliers de galaxies cachées

Les galaxies des Antennes, captées par l'Observatoire de rayons X Chandra. NASA/CXC/SAO/J. DePasquale/JPL-Caltech/STScI

Selon les résultats provisoires d'une étude publiée dans Astronomy & Astrophysics, les scientifiques ont récemment découvert des galaxies cachées dans notre univers... par centaines de milliers. Ce sont plus de 200 experts de 18 pays différents qui ont mis au point un nouveau radiotélescope qui explorera l'espace d'une toute nouvelle façon, et leur permettra de mieux comprendre le comportement de l'univers. Le nom du radiotélescope, LOFAR, signifie Low Frequency Array, "grille à basses fréquences".

Le réseau du LOFAR s'étend sur une surface impressionnante de 1900 kilomètres à travers l'Europe, et compte environ 100 000 antennes distinctes reliées par des câbles à fibres optiques qui forment un télescope virtuel. Cet appareil est le premier radiotélescope entièrement numérique au monde et peut même enregistrer les plus faibles signaux en provenance de l'espace. Avec ce télescope, les astronomes ont réussi à capturer des millions d'images et à cartographier le ciel de l'hémisphère nord, dont la fréquence varie de 120 à 168 mégahertz. Cette fréquence n'a pas fait l'objet de beaucoup de recherches jusqu'à présent. Après avoir cartographié le ciel, le télescope a révélé de nouvelles galaxies, ainsi que de nouvelles informations sur les trous noirs et les champs magnétiques interstellaires.


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Les scientifiques ont fait une découverte fascinante : une grande partie de l'espace entre les galaxies n'est pas vraiment vide

Comme nous ne pouvons pas voir beaucoup de phénomènes dans notre cosmos à la lumière visible, nous devons utiliser autant de longueurs d'onde que possible pour observer certaines choses. Souvent, les scientifiques utilisent des rayons X de haute énergie ou des rayons gamma, ainsi que des ondes infrarouges et radio. C'est particulièrement vrai pour les galaxies lointaines ou les trous noirs.

Le LOFAR pourrait également permettre de mieux comprendre ce qui se passe exactement dans les trous noirs massifs au centre des galaxies. Wikimedia Commons

En utilisant des mesures des champs magnétiques cosmiques, les astronomes ont pu démontrer que l'espace entre les galaxies n'est pas vide ; il a en fait une structure magnétique. Bien que cette hypothèse ait déjà été formulée, le LOFAR a maintenant été utilisé pour dresser la carte de ces structures.

Le LOFAR pourrait également permettre de mieux comprendre ce qui se passe exactement dans les énormes trous noirs au centre des galaxies

"Ce que nous savons, c'est que les trous noirs engloutissent tout sur leur passage. Quand ils entrent en contact avec le gaz, ils émettent des jets de matière qui peuvent être vus aux longueurs d'ondes radio", explique Huub Röttgering de l'Université de Leiden dans un communiqué de presse de l'Institut néerlandais pour la radioastronomie.

"Le LOFAR a une sensibilité remarquable et cela nous permet de voir que ces jets de matière sont présents dans toutes les galaxies les plus massives, ce qui signifie que leurs trous noirs ne cessent jamais de s'alimenter," déclare Philip Best de l'Université d'Edinburgh. Cependant, les résultats publiés ne sont que le début des travaux menés avec le LOFAR. Les scientifiques veulent produire plus d'images à haute résolution et évaluer davantage les données recueillies.

 

Version originale : Ruqayyah Moynihan / Business Insider Deutschland

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