La puce a été implantée sous la peau des salariés bénévoles. Elle est connectée avec le smartphone de l'utilisateur. Newfusion.

Depuis le 3 février, sept des 12 salariés de l'entreprise belge Newfusion ont sous leur peau une puce RFID (Identification par Radio Fréquence).

Les dirigeants de l'agence de marketing technologique belge le jurent: ce n'est ni un canular, ni un coup publicitaire.

"C'est une bonne question, sourit au téléphone Tim Pauwels, l'un des associés. Mais c'est bien vrai. Il y a sept salariés et moi. Avec notre main, on peut avoir accès à nos bureaux, débloquer nos ordinateurs et nos smartphones. Ça remplace les mots de passe et on n'a plus besoin d'un badge que l'on peut perdre", explique-t-il à Business Insider France.

L'agence utilise la technologie NFC, sans fil et sans contact, que l'on retrouve dans les badges ou des bracelets utilisés comme moyens de paiement. Ou sur les pass Navigo en Ile-de-France par exemple.

D'un coût unique de 100 euros, la puce permet d'inclure plusieurs applications. Chaque utilisateur peut passer par son propre smartphone Android ou Windows Phone pour programmer les applications et fournir les données qu'il souhaite intégrer à sa puce.

L'idée a mis six mois à se mettre en place. Elle a été proposée par l'un des développeurs de l'agence. "Il avait lu qu'une dizaine de personnes dans le monde avaient une puce sous la peau pour des raisons médicales. On a été emballé et ça fait sens avec notre métier", poursuit le dirigeant.

Newfusion

Outre son carnet de santé ou son groupe sanguin, Tim Pauwels imagine très bien des applications pour activer une alarme de maison, démarrer sa voiture ou se déplacer sans contrôle dans les transports publics.

A tel point que cette expérience a permis à la petite société créée il y a quatre ans de recevoir depuis une semaine des demandes du monde entier, d'entreprises privées mais aussi des Etats.

"Nous n'avions pas imaginé un tel impact médiatique. On ne va pas se mentir: ça nous donne des opportunités. On discute avec des sociétés et des gouvernements pour voir quelles opportunités sont offertes et comment juridiquement ça peut fonctionner."

Le dispositif est légal en Belgique. Interrogé par le Figaro, Alain Gatignol, avocat en droit du travail, le trouve tout de même excessif. "L'implant est un système invasif qui touche à l'intégrité physique des employés."

Pour Tim Pauwels, il s'agit "d'un choix personnel. Et encore une fois, on ne contrôle pas, on en va pas dans la vie privée. On a finalement lancé un débat plus large que ça".

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