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Des employés mécontents d'Uber commencent à chercher du travail chez des concurrents

Des employés mécontents d'Uber commencent à chercher du travail chez des concurrents
© REUTERS/Shu Zhang

Des employés mécontents d'Uber cherchent du travail auprès d'agences de recrutement et sont en discussion avec des firmes concurrentes afin de quitter Uber, rapporte le Financial Times (FT).

Cette légère hausse apparente du nombre de personnes qui cherchent à partir d'Uber arrive après qu'une série d'allégations — notamment de harcèlement sexuel et de sexisme — ont été portées à l'encontre de cadres de l'entreprise.

Elle arrive aussi après l'émergence d'une vidéo montrant Travis Kalanick, le DG d'Uber, en train de se disputer avec un conducteur Uber qui se plaignait de ses faibles revenus. Après la publication de la vidéo, Kalanick avait diffusé un communiqué affirmant qu'il devait "changer fondamentalement en tant que leader et grandir".

"J'ai vu un certain nombre de gens qui cherchaient à quitter Uber", a confié un recruteur, qui aurait travaillé pour Uber, au Financial Times. "L'une des raisons principales est le manque de foi en l'équipe de direction".

Le même recruteur dit avoir reçu plus de CV d'employés d'Uber cette dernière semaine qu'en un mois entier.

Quitter Uber, multinationale valorisée à 70 milliards de dollars, est une grosse décision à prendre; cela signifie renoncer à des actions qui pourraient valoir des millions de dollars si Uber entrait un jour en bourse, ou était vendu.

Guillaume Champagne, président du cabinet de consultant SCGC Executive Search, a dit au FT qu'il était "incroyablement compliqué" d'embaucher des gens de chez Uber parce qu'ils ne voulaient pas "abandonner leurs actions". Champagne a ajouté qu'Uber devrait être en train de devenir un "endroit horrible" si les employés cherchaient à partir.

Uber s'est séparé de deux cadres dirigeants la semaine dernière. Ed Baker, vice-président des produits, est parti vendredi pour poursuivre une carrière dans la fonction publique, tandis qu'Amit Singhal, vice-président de l'ingénierie, est parti lundi après que Recode a signalé à Uber qu'il n'avait pas mentionné qu'il avait fait l'objet d'une plainte pour harcèlement alors qu'il travaillait chez Google, ce qui l'avait poussé à quitter le géant américain.

Un représentant d'Uber a dit à Business Insider US qu'ils n'avaient "pas constaté de taux de départ plus élevé que la normale."

Version originale : Sam Shead/Business Insider

Business Insider
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