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Des forces spéciales américaines sont déployées en secret depuis un an à Taïwan

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Des forces spéciales américaines sont déployées en secret depuis un an à Taïwan
Des membres des forces spéciales de l'armée de l'air taïwanaise, photographiés à Chengkungling en 2015. © 玄史生/Wikimedia Commons
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Alors que les tensions sécuritaires vont crescendo entre la Chine et Taïwan, la nouvelle ne devrait pas apaiser les esprits. D'après les informations du Wall Street Journal, les États-Unis ont secrètement déployé, depuis au moins un an, une vingtaine de membres des forces spéciales ainsi que des Marines sur l'île, revendiquée par la Chine, pour y former les troupes locales.

Envoyé par l'administration Trump et toujours sur place actuellement, ce contingent est chargé d'entraîner de petites unités de l'armée taïwanaise, en mer et sur terre. Un porte-parole du Pentagone, cité par The Guardian, n'a pas directement commenté ces révélations, tout en avançant que le soutien américain diplomatique et défensif à Taïwan "reste aligné contre la menace actuelle" — à savoir Pékin.

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L'article du quotidien américain, publié jeudi 7 octobre, a précédé de vingt-quatre heures une nouvelle prise de parole de la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, à l'occasion d'un forum sécuritaire à Taipei.

"Taïwan ne cherche pas la confrontation militaire", a-t-elle affirmé ce vendredi 8 octobre. "[L'île] espère une coexistence pacifique, stable, prévisible et mutuellement bénéfique avec ses voisins. Mais Taïwan fera également tout ce qu'il faut pour défendre sa liberté et son mode de vie démocratique."

Plus de 600 incursions chinoises depuis le début de l'année

Les dissensions ne cessent de croître entre Taïwan et Pékin, qui considère toujours l'île comme une province renégate amenée tôt ou tard à revenir sous son contrôle, de gré ou de force. Sur les quatre premiers jours d'octobre, près de 150 avions chinois — notamment des chasseurs et des bombardiers — ont franchi les limites de la zone de défense aérienne taïwanaise (ADIZ). Des incursions décidées "en réponse à la provocation des sécessionnistes taïwanais", d'après le Global Times, principal organe de communication du parti communiste chinois.

Depuis le début de l'année, plus de 600 appareils ont été détectés aux abords de l'île.

Le 6 octobre, le ministre de la Défense taïwanais, Chiu Kuo-cheng, a affirmé que la situation actuelle était "la plus difficile" qu'il a connue "en plus de quarante ans de vie militaire". Il a alerté dans le même temps sur les capacités de Pékin à organiser "une invasion de grande envergure" de l'île d'ici 2025.

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