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Des fuites révèlent que la société de reconnaissance faciale Clearview AI comptait Interpol ou la NBA parmi ses clients

Des fuites révèlent que la société de reconnaissance faciale Clearview AI comptait Interpol ou la NBA parmi ses clients
© Fight for the Future

La startup de reconnaissance faciale Clearview AI aurait des milliers de clients dans de nombreux secteurs, dont le FBI, Interpol, la NBA et Walmart. Selon des documents obtenus par BuzzFeed News, le logiciel de reconnaissance faciale de Clearview AI a été utilisé dans plus de 2 200 services de police, agences gouvernementales et entreprises, dans 27 pays — dont la France. Contactés par BuzzFeed, des responsables de plusieurs organisations mentionnées dans les documents ont déclaré ne pas savoir que leurs employés utilisaient le logiciel, ou ont simplement nié l'avoir utilisé. Certains auraient toutefois admis l'existence de comptes Clearview AI au sein de leurs organisations.

Basée à New York, la société Clearview AI, qui s'estime "en totale conformité avec la loi", développe une technologie de reconnaissance faciale — apparemment destinée aux criminels — utilisée par plus de 600 services de police américains. Son PDG, Hoan Ton-That, a déclaré au début du mois que sa technologie était "strictement destinée à l'application de la loi". Mais la fuite de BuzzFeed suggère qu'elle est également largement adoptée par les entreprises privées.

La NBA a déclaré à BuzzFeed qu'elle avait effectué un test limité de Clearview AI, et qu'elle n'était pas cliente. Un avocat de la startup a remis en question les documents obtenus par BuzzFeed, affirmant qu'il y avait "de nombreuses inexactitudes dans ces informations obtenues illégalement". Business Insider US a contacté Clearview AI pour obtenir un commentaire, sans réponse pour le moment.

La publication de BuzzFeed arrive quelques jours après que la startup a admis que sa liste de clients avait été volée dans le cadre d'une infraction. Clearview AI fait déjà l'objet de poursuites judiciaires de la part de Facebook, Google et Twitter pour avoir utilisé des photos sans consentement. Tous trois ont envoyé des lettres de mise en demeure à l'entreprise, dont le nombre de photos dérobées se compterait en milliards.

Version originale : Charlie Wood/ Business Insider

Business Insider
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