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Disney va lancer un nouveau service de streaming sous la marque Star en 2021

Disney va lancer un nouveau service de streaming sous la marque Star en 2021
Disney va développer sa marque indienne Star sous la forme d'un service de streaming à l'international. © Unsplash

Disney va renforcer sa présence de le streaming, à la faveur de résultats qui dépassent les attentes du géant du divertissement. La plateforme Disney+ atteint les 60,5 millions d'abonnés, et va par ailleurs accueillir le film "Mulan" en exclusivité dans certains pays, après que sa sortie au cinéma a été retardée à plusieurs reprises et désormais repoussée sine die. Le service a atteint son objectif minimal en termes d'abonnés 4 ans plus tôt que prévu. En tout, Disney compte désormais 100 millions d'abonnés payants pour ses plateformes (Disney+, ESPN+ et Hulu).

Disney a dévoilé ces chiffres lors de l'annonce de ses résultats trimestriels ce mardi 4 août. Le groupe a également annoncé le lancement pour 2021 d'un nouveau service de streaming, sous la marque Star, un groupe de médias indien présent dans une partie de l'Asie, qu'il a acquis auprès de Fox en 2019. La nouvelle plateforme proposera des contenus que Disney possède déjà, venus notamment d'ABC Studios, Fox Television, FX, 20th Century Studios et Searchlight.

En février, Bob Iger, le précédent PDG de Disney, annonçait un développement de Hulu à l'international. Bob Chapek, le nouveau DG, n'a pas précisé si ce développement d'Hulu était toujours d'actualité, mais a expliqué pourquoi la marque Star était privilégiée : "Je pense qu'il est important d'examiner les différences dans la manière dont nous envisageons d'entrer sur le marché", a précisé Bob Chapek, cité par The Verge. "Hulu agrège des contenus de tiers ; cela ne sera pas le cas de Star... La marque Hulu n'a pas de notoriété en dehors des États-Unis."

Créé en 2007 par NBCUniversal et 20th Century Fox, Hulu était à l'origine un service permettant principalement de regarder des séries télévisées en replay. Disney a rejoint les deux autres studios au capital un peu plus tard. En 2019, Disney a racheté Fox et s'est retrouvé actionnaire majoritaire, intégrant Hulu au sein de la division streaming de la Walt Disney Company. La plateforme s'est peu à peu transformée en concurrent de Netflix, et propose aussi des chaînes de télévision en direct.

Comcast, la maison mère de NBCUniversal, possède cependant toujours un tiers du service. C'est peut être une autre raison qui pousse Disney à préférer le développement de la marque Star.

Les autres branches de Disney plongent à cause de la pandémie

D'avril à juin, seule la branche des services de streaming de Disney a réalisé un chiffre d'affaires supérieur à celui de la même période il y a un an : près de 4 milliards de dollars, contre 3,9 milliards en 2019. L'activité des parcs d'attraction, des croisières, de l'événementiel et des produits dérivés a elle plongé de 85%, à 983 millions de dollars.

Au total, Disney a réalisé 11,8 milliards de dollars de recettes, moitié moins qu'il y a un an, et se retrouve avec une perte nette de 4,7 milliards de dollars pendant le troisième trimestre de son exercice décalé, contre près de 2 milliards de bénéfice net l'année dernière.

Son titre s'appréciait pourtant de plus de 5% lors des échanges électroniques après la fermeture de la Bourse. Le marché prend en effet en compte les bonnes perspectives du groupe côté streaming, mais aussi son résultat par action ajusté, qui ressort positif à 8 cents par action, en prenant en compte une charge de 3,5 milliards de dollars pour les pertes liées à la pandémie.

Cette charge correspond à l'impact négatif du nouveau coronavirus sur les activités physiques (parcs, croisières, etc). Dans les autres secteurs, les pertes de revenus sont en partie compensées par la baisse des coûts de production, les tournages et voyages étant à l'arrêt.

'Le Covid a encore frappé'

Mais la pandémie va continuer de peser lourdement sur les revenus du groupe.

Quand des parcs ont annoncé leur réouverture, notamment à Shanghai, Paris, Orlando (Floride), "nous avions plus de demande que ce que les consignes de distanciation sociale nous permettent", a raconté le patron de Disney Bob Chapek, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes. "Puis, malheureusement, le Covid a encore frappé", a-t-il continué, en référence à la résurgence des contaminations, notamment dans le sud et l'ouest des Etats-Unis. "Nous avons eu un niveau plus élevé que prévu d'annulations".

Les résultats du trimestre en cours devraient pâtir des "conditions perturbées dans la distribution", avec de nombreux magasins encore fermés ou peu fréquentés, et de la comparaison sur un an "avec les (très bonnes) ventes de marchandises 'La Reine des Neiges' et 'Star Wars' l'année dernière", a indiqué Christine McCarthy, la directrice financière de la société.

Après avoir économisé sur la production de nouveaux films, Disney va en plus devoir composer avec des coûts plus élevés pour assurer la sécurité sanitaire des tournages qui reprennent. Bob Chapek s'est néanmoins déclaré "aussi optimiste que possible" pour le reste de l'année : "Nous avons bien sûr 'The Mandalorian 2' (la série Star Wars produite par Disney+, ndlr), que nous avons annoncée pour octobre, et aussi une flopée de contenus Marvel qui arrivent et que nous attendons avec impatience".

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