La Maison Blanche veut savoir si les Américains ont déjà été censurés sur les réseaux sociaux. Mercredi, l'administration Trump a lancé un formulaire en ligne demandant aux personnes de soumettre des exemples de blocage qu'ils ont pu subir sur Facebook, Twitter et d'autres plateformes à cause de leurs "préférences politiques". Le formulaire, appelé "Tech Bias Story Sharing Tool", demande aux personnes de soumettre des histoires et des preuves, notamment des liens et des captures d'écran, de cas dans lesquels leur contenu ou leur compte ont été supprimés de Facebook, Instagram, YouTube ou Twitter.

"Les réseaux sociaux devraient faire progresser la liberté d'expression. Pourtant, un trop grand nombre d'Américains ont vu leurs comptes suspendus, interdits ou frauduleusement signalés en raison de 'violations' peu claires des politiques des utilisateurs. Peu importe votre point de vue, si vous soupçonnez que des mesures ont été prises contre vous en raison de vos affinités politiques, partagez votre histoire avec le président Donald Trump", peut-on lire dans le formulaire.


Le formulaire demande des informations sur la nationalité américaine ou non de l'utilisateur, son code postal et son adresse mail pour la campagne de communication de Donald Trump.

L'idée selon laquelle les points de vue conservateurs ont été supprimés des réseaux sociaux est devenue une cause populaire des hommes politiques et activistes républicains. En septembre, l'ancien procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, a convoqué une réunion avec plusieurs procureurs généraux pour déterminer si les réseaux sociaux étouffaient intentionnellement la liberté d'expression et la compétition.

Au même moment, un appel croissant à une modération plus stricte a été lancé sur les réseaux sociaux, où les discours de haine, le harcèlement et les appels à la violence passent souvent inaperçus. Facebook a notamment supprimé plusieurs comptes complotistes et d'extrême droite au début du mois de mai, notamment ceux d'Alex Jones et de Milo Yiannopoulos.

Mercredi, les États-Unis étaient absents de l'appel de Christchurch, un accord signé par 18 pays et dirigé par Emmanuel Macron et la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern. Cet accord est une décision radicale qui vise à lutter contre le terrorisme en ligne. Le nom fait référence aux fusillades qui se sont déroulées au mois de mars dernier dans des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, et dans une banlieue voisine, qui ont tué 51 personnes. Des vidéos des tirs avaient été diffusées sur les réseaux sociaux.

Voici à quoi ressemble le formulaire :
Donald Trump demande aux Américains de lui rapporter les cas de censure par Facebook et Twitter

La Maison Blanche

Version originale : Becky Peterson/Business Insider

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