Donald Trump dit que la Constitution lui permet de faire ce qu'il veut, mais c'est faux

Le président Donald Trump lors d'une conférence de Turning Point USA le 23 juillet. Jonathan Ernst/Reuters

Le président Donald Trump a semblé suggérer mardi que l'article 2 de la Constitution lui confère une autorité illimitée en tant que président, ce qui n'est pas exact. S'adressant à une foule de jeunes conservateurs lors d'une conférence de Turning Point USA dans la capitale, Donald Trump a déclaré mardi : "J'ai l'article 2, qui me donne le droit j'ai le droit de faire ce que je veux comme président."

Trump se référait à l'enquête de l'ancien conseiller spécial Robert Mueller sur l'ingérence électorale russe lorsqu'il a fait cette affirmation erronée. Mais le président a déjà fait des commentaires semblables dans le passé. Dans une interview accordée en juin à ABC News, Donald Trump a déclaré : "L'article 2 me permet de faire ce que je veux. L'article 2 m'aurait permis de virer Mueller."


Tout au long de l'enquête Mueller, l'idée que Donald Trump vire l'avocat spécial a constamment plané sur l'enquête, créant de la préoccupation à Washington. Les détracteurs de Donald Trump, y compris les démocrates du Congrès, l'ont averti qu'il ferait obstruction à la justice s'il s'engageait dans cette voie. Mais les alliés du président, y compris son avocat Rudy Giuliani, ont fait valoir que Trump avait l'autorité pour le faire. L'article 2 de la Constitution inclut le mal défini "pouvoir exécutif" du président, que certains dans le monde juridique, y compris le ministre de la justice William Barr, interprètent de manière assez vague. Bref, ils estiment que cet article 2 confère au président une importante autorité.

"Sur le plan constitutionnel, il est erroné de concevoir le président comme étant simplement le plus haut fonctionnaire de la hiérarchie du pouvoir exécutif ", a écrit William Barr dans un communiqué controversé critiquant la portée de l'enquête Mueller. "Lui seul est le pouvoir exécutif. En tant que tel, il est le seul dépositaire de tous les pouvoirs exécutifs conférés par la Constitution."

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Mais l'article 2 traite également de la manière dont un président peut être destitué de ses fonctions "par mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits graves". En d'autres termes, il fait explicitement référence à au moins une des limites de l'autorité du président, qui est peut-être l'exemple le plus extrême et le moins utilisé.

En ce moment, il existe un débat animé entre les démocrates de la Chambre envisageant lancer une enquête pour la destitution du président. Le rapport de Robert Mueller décrit 11 cas possibles d'obstruction de la part de Donald Trump, un sujet sur lequel le comité de la justice de la Chambre continue d'enquêter. Robert Mueller doit témoigner devant le comité mercredi. Avant son témoignage, Donald Trump, lors de l'événement de mardi, a une fois de plus décrié l'enquête sur la Russie comme une "chasse aux sorcières".

Version originale : John Haltiwanger/INSIDER

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