Donald Trump fait de nouveau trembler les marchés après des taxes punitives infligées au Mexique

Le président américain Donald Trump, le 30 mai 2019. REUTERS/Jonathan Ernst

Donald Trump a encore frappé. Le président américain, qui nous a habitués à des déclarations chocs, a décidé d'imposer de nouvelles taxes jeudi 30 mai 2019. Et ce n'est pas la Chine mais le Mexique qui figure cette fois-ci dans son viseur. Les Etats-Unis comptent prélever, à partir du 10 juin, des droits de douanes de 5% sur les produits importés de ce pays. Ces taxes punitives, progressivement relevées, vont rester en vigueur tant que les flux de migrants clandestins traversant le Mexique ne seront pas arrêtés, a prévenu le locataire de la Maison-Blanche. 

Loin de laisser indifférent les marchés, cette annonce crée des remous sur les places boursières européennes. L'indice CAC 40 a ainsi ouvert en baisse vendredi 31 mai et reculait encore de 1,07% à 10h10, tandis que le DAX 30 de la Bourse de Francfort perdait 1,39%. Surtout, la décision de Donal Trump ravive les craintes concernant le secteur automobile, alors que le président américain a déjà menacé à plusieurs reprises de taxer cette industrie et notamment les automobiles importées d'Europe. Résultat, les constructeurs s'affichent en net repli en Bourse.

L'action du groupe allemand Volkswagen abandonne par exemple 2,18% outre-Rhin, pendant que le titre Renault chute de 4,32%, accusant ainsi la plus lourde perte au sein du CAC 40.

Cours de l'action Renault à la Bourse de Paris, à 10h20, vendredi 31 mai 2019. Investing

L'administration américaine a toutefois annoncé, le 17 mai dernier, qu'aucun droit de douane supplémentaire ne devrait être imposé dans le secteur automobile avant six mois. Ce report de la décision des Etats-Unis, concernant un éventuel relèvement de taxes, vaut aussi bien pour l'Union européenne que le Japon. 

Mais à Tokyo, l'indice Nikkei a aussi fini en nette baisse ce vendredi, de 1,63%, pénalisé notamment par la chute des constructeurs automobiles, comme Mazda (-7%), Nissan (-5%) et Toyota (-2,5%).

La décision de Donald Trump d'infliger des taxes au Mexique vient alors que le président américain a déjà menacé plus tôt dans l'année de fermer la frontière mexicaine ou d'imposer des droits de douane sur les voitures importées en provenance de ce pays. "Les droits de douane vont progressivement augmenter jusqu'à ce que le problème d'immigration illégale soit résolu", a déclaré Donald Trump sur le réseau social Twitter.

 

Dans un communiqué de la Maison-Blanche, consulté par Reuters, il précise que son administration relèvera les droits de douane à 10% au 1er juillet, puis continuera de les augmenter chaque mois jusqu'à ce qu'ils atteignent 25% au 1er octobre.

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a de son côté précisé vouloir éviter une "confrontation" avec les Etats-unis, rapporte Reuters. Son ministre des Affaires étrangères, Jesus Seade, doit se rendre dès ce vendredi à Washington pour entamer des discussions. Il a dénoncé une mesure injustifiée, inattendue et "très extrême". 

En attendant, comme les Bourses européennes, Wall Street a ouvert dans le rouge ce vendredi, le Dow Jones reculant de 1,34% à 15h50, heure de Paris, plombé par le fort repli des valeurs automobiles comme General Motors (- 4,42%) et Ford (- 3,95%).

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