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Donald Trump ne peut plus espérer un vaccin avant l'élection du fait de nouveaux critères des autorités sanitaires

Donald Trump ne peut plus espérer un vaccin avant l'élection du fait de nouveaux critères des autorités sanitaires
© Chokniti Khongchum/Pexels

Tandis que Donald Trump, infecté par le Covid-19 puis hospitalisé en fin de semaine dernière, espère se remettre rapidement en selle pour le scrutin du 3 novembre, l'Agence américaine des médicaments (FDA) vient contrarier ses plans. L'administration a fixé mardi des critères plus stricts que ceux désirés par la Maison Blanche pour approuver en urgence tout futur vaccin contre le Covid-19, rendant improbable toute autorisation avant l'élection présidentielle prochaine. Les fabricants de vaccins devront attendre au moins deux mois après l'injection de la dernière dose dans les essais cliniques de phase 3 avant de soumettre une demande de commercialisation, demande la FDA dans un document publié en ligne. Or les trois essais en cours aux Etats-Unis ont commencé respectivement fin juillet (Moderna, Pfizer) et fin septembre (Johnson & Johnson), et les deux premiers requièrent deux doses espacées de trois ou quatre semaines.

Les vaccins devront montrer une efficacité d'au moins 50% de prévenir le Covid-19, et la FDA exige que tout essai ait au minimum cinq cas sévères de Covid-19 dans le groupe placebo, le but du vaccin étant de prévenir les formes graves de la maladie. "La FDA s'engage à ce que le processus de développement et d'évaluation scientifique des vaccins contre le Covid-19 soit aussi ouvert et transparent que possible", a tweeté le chef de la FDA, Stephen Hahn, qui a selon les médias américains remporté un bras de fer de plusieurs semaines avec la Maison Blanche pour imposer ces critères-là. Ces nouvelles règles "rendent plus difficile de créer des vaccins rapidement (pour qu'ils soient) approuvés avant le jour de l'élection présidentielle. C'est une nouvelle attaque politique !", a dénoncé dans la soirée Donald Trump, en mentionnant directement le directeur de l'administration sur Twitter.

"Ce jour marque une déclaration d'indépendance pour la FDA", a tweeté de son côté Eric Topol, l'un des scientifiques qui faisaient pression sur la FDA pour qu'elle ne cède pas à l'administration de Donald Trump. Ce document réglementaire semble couper l'herbe sous le pied de Pfizer, dont le patron a plusieurs fois répété que son essai clinique aurait suffisamment de données d'ici fin octobre, ce qui correspondait à l'espoir de Donald Trump. Moderna, à l'inverse, avait déjà dit tabler sur fin novembre.

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