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Donald Trump signe finalement le plan de relance américain et réclame des chèques de 2 000 $ pour sa population

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Donald Trump signe finalement le plan de relance américain et réclame des chèques de 2 000 $ pour sa population
Le président Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 17 septembre 2020. © SAUL LOEB/AFP via Getty Images

Le président américain Donald Trump a signé dimanche le plan de relance de 900 milliards de dollars (726 milliards d'euros) pour lutter contre la crise liée au coronavirus, après avoir menacé de le rejeter parce qu'il ne prévoyait pas de versements plus importants aux Américains. Donald Trump a fait marche arrière de manière inattendue après avoir retardé l'approbation de la législation pendant plusieurs jours et autorisé samedi l'expiration de deux programmes fédéraux de lutte contre le chômage, qui aidaient environ 14 millions d'Américains. Il avait violemment critiqué le texte, le qualifiant de "scandaleux".

Donald Trump avait laissé entendre mardi 22 décembre qu'il ne signerait pas la loi de relance liée au coronavirus à moins que des ajustements importants ne soient apportés quant aux aides versées aux Américains. Il a demandé au Congrès d'approuver une augmentation du niveau actuel de 600 dollars (491 euros) par personne à 2 000 dollars (1 636 euros). Donald Trump n'avait jamais rendu cela public lors des négociations tumultueuses avec les leaders du Congrès qui ont abouti à ce plan de sauvetage.

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Dans sa déclaration de dimanche, le président américain a dit qu'il voulait "beaucoup moins de dépenses inutiles et plus d'argent allant au peuple américain sous la forme de chèques de 2 000 dollars par adulte et 600 dollars par enfant", ajoutant qu'il exigeait "de nombreux retraits" du projet de loi.

"Je signerai le package Omnibus et Covid avec un message fort qui indique clairement au Congrès que les articles gaspilleurs doivent être supprimés", a déclaré Donald Trump. "Je renverrai au Congrès une version finale, point par point, accompagnée d'une demande officielle d'annulation au Congrès insistant pour que ces fonds soient retirés du projet de loi."

Les législateurs sont susceptibles d'annuler la demande, puisque Donald Trump a désormais moins d'un mois de présidence à vivre. Aucune de ses demandes n'a été satisfaite.

"Je signe ce projet de loi pour rétablir les allocations de chômage, arrêter les expulsions, fournir une aide au loyer, ajouter de l'argent pour le PPP (Paycheck Protection Program, programme de prêts aux entreprises, ndlr), remettre nos travailleurs des compagnies aériennes au travail, ajouter beaucoup plus d'argent pour la distribution de vaccins, et bien plus encore", a-t-il poursuivi.

Retard aux lourdes conséquences pour les Américains les plus précaires

Les démocrates s'étaient empressés d'attaquer le président américain pour avoir retardé l'adoption de cette loi et avaient averti que ce retard pourrait avoir des conséquences majeures pour les personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts. Selon les experts, le refus de Donald Trump de signer la loi a retardé d'une semaine le supplément fédéral de 300 dollars pour le chômage.

"La colère de Donald Trump a entraîné la suppression des allocations de chômage et a coûté à des millions de chômeurs une semaine de revenus", a déclaré le sénateur Ron Wyden de l'Oregon. "En plus de cela, il pourrait y avoir un retard de plusieurs semaines dans le rétablissement des prestations". "Bien que la signature du projet de loi soit un énorme soulagement, la crise de colère de Donald Trump a créé des difficultés et un stress inutiles pour des millions de familles", a poursuivi Ron Wyden.

Le plan d'aide négocié contre le coronavirus comprenait 600 dollars de relance pour les Américains, 300 dollars d'allocations chômage fédérales hebdomadaires jusqu'à la mi-mars, 25 milliards de dollars d'aide au loyer, ainsi qu'une aide aux petites entreprises et un financement pour l'éducation et la distribution de vaccins.

Les deux chambres ont adopté lundi le plan de sauvetage fédéral ainsi qu'un projet de loi de financement gouvernemental avec un fort soutien bipartite. L'approbation par le président américain de l'importante loi sur les impôts et les dépenses permettra également d'éviter un "shutdown" (arrêt des activités gouvernementales) mardi, qui aurait entraîné la fermeture de nombreuses agences fédérales.

La signature a été précédée de manœuvres politiques au Congrès. Les républicains de la Chambre des représentants ont bloqué une tentative des démocrates d'avancer les paiements directs de 2 000 dollars à jeudi matin. La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a violemment critiqué cette décision et a déclaré qu'elle organiserait un vote pour amender la loi lundi afin d'augmenter leur montant.

Donald Trump a également dû faire face à une pression croissante des républicains pour mettre de côté ses réticences et approuver la loi d'aide économique. "Vous n'obtenez pas tout ce que vous voulez même si vous êtes le président des États-Unis", a déclaré le sénateur Pat Toomey de Pennsylvanie sur "Fox News Sunday". "Je pense que ce qu'il devrait faire, c'est signer ce projet de loi et ensuite plaider sa cause. Le Congrès peut adopter un autre projet de loi", a poursuivi le sénateur. "Mais nous avons un projet de loi en ce moment même que son administration a aidé à négocier. Je pense que nous devrions l'adopter."

Version originale : Joseph Zeballos-Roig and Lauren Frias/Business Insider

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