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Le président du Conseil européen dit que le Brexit peut être stoppé: 'Nos cœurs vous sont toujours ouverts'

Le président du Conseil européen dit que le Brexit peut être stoppé: 'Nos cœurs vous sont toujours ouverts'
© Reuters
  • Le Brexit peut être stoppé si la Grande Bretagne change d'avis, affirme le Président du Conseil européen.
  • "N'était-ce pas David Davis lui-même qui avait dit 'si une démocratie ne peut pas changer d'avis, alors elle n'est plus une démocratie'?" déclare Donald Tusk mardi matin.
  • Theresa May insiste qu'il n'y aura pas de second référendum sur la place de la Grande-Bretagne dans l'UE.

Le Président du Conseil européen Donald Tusk a indiqué à la Grande-Bretagne que le Brexit peut être arrêté.

Face aux députés européens à Strasbourg mardi 16 janvier, Tusk a déclaré que le départ de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne pouvait être annulé si "il y a un changement d'avis" de la part du peuple britannique.

"Si le gouvernement britannique s'en tient à sa décision de partir, le Brexit deviendra une réalité — avec toutes ses conséquences négatives — en mars de l'année prochaine sauf il y a un changement d'avis de la part de nos amis britanniques" affirme-t-il.

"N'était-ce pas David Davis lui-même qui avait dit 'si une démocratie ne peut pas changer d'avis, alors elle n'est plus une démocratie'?"

Il a ensuite posté ce tweet:

Les discussions sur un second référendum ont été ravivées la semaine dernière quand l'ancien leader de UKIP Nigel Farage a dit qu'il avait "changé d'avis" sur la question d'un second référendum car cela pourrait arrêter les "lamentations" des anti-Brexit.

Le gouvernement de Theresa May a insisté plusieurs fois qu'il n'y aurait pas de second référendum.

Le ministre des affaires étrangères britannique Boris Johnson a minimisé les chances d'un second vote lors d'une interview au Guardian cette semaine.

"Nous venons d'en avoir un, et je pense que cela s'est bien passé mais cela a causé beaucoup trop de chagrin et d'introspection, et tout le monde a été malmené" explique-t-il.

Le leader du Parti travailliste n'a pas encore complètement renoncé à un second referendum sur la place de la Grande-Bretagne dans l'UE.

Dimanche, Jeremy Corbyn a déclaré auprès d'ITV que son parti "n'appelle pas à ou ne soutient pas un second referendum" mais n'a pas fermé la porte à en soutenir un dans le futur, si l'opinion publique venait à changer de manière significative.

"Je ne suis pas convaincu que le public meure totalement d'envie de faire un autre référendum sur le Brexit" confirme Corbyn.

May est sous pression sur les conseils juridiques relatifs à l'article 50

Le gouvernement britannique est pressé de publier les conseils juridiques reçus sur la possibilité de revenir sur le processus de l'article 50 du Traité de Lisbonne, le mécanisme officiel qui permet de quitter l'UE.

Lord Kerr, l'auteur de l'article 50, dit qu'il est possible de revenir dessus. De nombreux responsables européens, dont le Président français Emmanuel Macron, ont aussi suggéré que le processus pouvait être inversé.

Ian Murray, député travailliste et soutien du groupe anti brexit dur Open Britain, dit aujourd'hui que les déclarations de Donald Tusk ont mis plus de pression sur Theresa May pour qu'elle publie les conseils juridiques que le gouvernement a reçu sur l'article 50.

"Jusqu'au moment où nous serons effectivement sortis, le brexit est un processus réversible, c'est clair. Si les gens décident que le brexit n'est pas la bonne trajectoire pour le pays, alors ils ont le droit de changer d'avis."

"Ce point a été évoqué par les spécialistes judiciaires, les dirigeants de l'UE et même l'architecte de l'article 50, Lord Kerr. Le gouvernement doit maintenant être honnête avec le public et publier les conseils juridiques reçus à ce sujet."

Version originale: Adam Payne/Business Insider UK.

Business Insider
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