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Drive : ces produits de base que l'on paie plus cher à cause des ruptures de stock

Drive : ces produits de base que l'on paie plus cher à cause des ruptures de stock
À cause des ruptures de stock sur certains produits, le panier moyen de vos courses via la drive a pu augmenter. © Business Insider France/ Sophie Levy

Si vous aviez l'habitude de commander vos courses via le drive, vous avez peut-être eu l'impression que le prix des produits avait augmenté depuis le confinement. Dans le même temps, les enseignes de la grande distribution rivalisent d'annonce sur le gel ou le blocage de leurs prix en raison de la crise. Mais alors, où se trouve la vérité ? Une étude de l'association de consommateurs UFC Que choisir portant sur 104 produits de première nécessité vendus via les drives de 10 enseignes (Auchan, Intermarché, Leclerc, Casino, Cora...) donne des éléments de réponse.

Les prix n'auraient en effet quasiment pas augmenté depuis le début de la crise. Après une hausse moyenne de + 0,9% la semaine du 10 au 16 mars 2020, les prix de cette sélection de produits seraient redescendus à + 0,2% entre le 17 et le 23 mars. Quelques produits ont néanmoins été plus impactés que les autres avec des hausses comprises entre + 1 et + 2% la première semaine, plus basses en semaine 2 (entre + 0,3 et + 1%). Il s'agit de la farine, de l'emmental, des petits pois et haricots, mais aussi des lingettes, savons et autres mouchoirs.

Savon, lingettes, lait, eau et pain de mie en hausse

Mais alors, comment expliquer le ressenti des clients qui ont l'impression de payer plus cher que d'habitude leurs produits de première nécessité commandés via le drive ? Selon l'UFC Que choisir, "la faute en revient à la pénurie". Lors de la prise de commande, les consommateurs privilégieraient d'abord les produits les moins chers qui se retrouvent du coup rapidement en rupture de stock. Pour les clients suivants, pas le choix : ils doivent se rabattre sur les produits restants, vendus plus chers, faisant grimper mécaniquement le prix moyen de leurs courses.

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L'impact est important : une hausse de + 2,1% du panier habituel pour la première semaine de confinement, et même de + 2,4% pour la deuxième semaine a été constatée par l'association. Les produits les plus touchés par cette augmentation sur les commandes réalisées entre le 17 et le 23 mars ont été le savon (+ 12%), les lingettes de nettoyage de la maison (+ 6%) et le lait (+ 6%), l'eau en bouteille (+ 3%) ainsi que le pain de mie (+ 3%). Des produits très demandés depuis le début du confinement.

31 % des produits en rupture de stock pour la première semaine de confinement

Sur les deux premières semaine de confinement, de nombreuses références étaient en rupture de stock, notamment les produits d'hygiène ou l'épicerie. Sur la semaine de la mise en place du confinement (10 au 16 mars 2020), 31% des produits de première nécessité sélectionnés par l'UFC Que choisir n'étaient plus disponibles à la vente via le drive. La deuxième semaine, les références indisponibles n'étaient plus que de l'orde de 16% en moyenne.

Sans surprise, on retrouve les produits suivants en rupture de stock partielle sur cette période : le gel hydroalcolique (61% de rupture en semaine 2), les lingettes (35%), le pain de mie (34%), le savon (29%), les œufs (25%), ou encore le riz (19%) ou les pâtes (18%). Les ruptures de stock évoluent néanmoins d'une semaine sur l'autre : ces derniers jours, c'est la farine qui était aux abonnés absents.

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