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Dubaï accueillera une flotte de taxis autonomes dès 2023

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Dubaï accueillera une flotte de taxis autonomes dès 2023
La métropole des Émirats arabes unis a signé un contrat avec Cruise, une filiale de General Motors, visant à déployer jusqu'à 4 000 taxis autonomes d'ici 2030. © Cruise

Le véhicule autonome deviendra bientôt réalité à Dubaï. La métropole a annoncé, lundi 12 avril, avoir conclu un accord avec l'entreprise américaine Cruise en vue de déployer une flotte de taxis autonomes sur son territoire dès 2023. Le contrat assurera à Cruise, détenu en majorité par General Motors, l'exclusivité du marché des robots-taxis dans la ville jusqu'en 2029.

Dubaï va ainsi devenir la première ville en dehors des États-Unis à accueillir des taxis autonomes. Cruise espère toutefois réussir à lancer une flotte similaire à San Francisco — où quelque 200 véhicules sont toujours en phase de test — dans un laps de temps plus court.

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Au total, l'accord signé entre les deux parties prévoit de déployer progressivement 4 000 unités sur les routes de l'émirat d'ici 2030. Le véhicule en question, baptisé Cruise Origin a été dévoilé en janvier 2020 et sera fabriqué à Détroit par General Motors. Entièrement électrique — cela va sans dire — le Cruise Origin est dépourvu de volant, de siège conducteur et de pédales. Il sera à même d'évoluer sur l'autoroute en embarquant jusqu'à six passagers.

25% de transport autonome d'ici 2030

"Cet accord (...) est une étape majeure vers la réalisation de la stratégie de transport autonome de Dubaï visant à convertir 25 % du total des déplacements en déplacements de transport autonome à travers différents moyens de transport d'ici 2030", s'est félicité le prince héritier de Dubaï, Hamdane ben Mohammed Al Maktoum.

Dubaï mise beaucoup sur cet accord, dont le montant n'a pas été dévoilé. Grâce au transport autonome, la ville espère réduire ses coût fixes liés au transport de 900 millions de dirhams émiratis (environ 205 millions d'euros) par an, tout en réduisant sa pollution automobile de 12%. Surtout, la métropole espère récolter les fruits de sa nouvelle stratégie pour enregistrer des retombées économiques de l'ordre de 18 milliards de dirhams (4,1 milliards d'euros) et ainsi consolider sa place de nouvel eldorado touristique.

Outre les véhicules autonomes, l'émirat entend devenir la première ville au monde à accueillir un service de taxis volants. Depuis 2017, la capitale économique des Émirats arabes unis s'est associée à la startup allemande Volocopter, laquelle continue à y tester ses aéronefs.

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Le contrat signé le 12 avril prévoit également que Cruise implante des locaux à Dubaï, d'où elle se chargera du déploiement et de la maintenance de la flotte. "La sélection de Cruise n'a pas été prise à la légère. Nous nous sommes engagés dans un processus complet, sur plusieurs années, pour choisir le meilleur partenaire possible (...) La stratégie de Cruise lui donne la capacité de procéder à un lancement sûr et plus rapide que toute autre société", a affirmé Mattar Mohammed Al Tayer, le président de l'Autorité des routes et du transport de Dubaï.
Fondée en 2013, Cruise comptait 40 employés lorsqu'elle a été rachetée par General Motors trois ans plus tard, pour un montant estimé entre 500 millions et un milliard de dollars (entre 418 et 837 millions d'euros). L'entreprise est aujourd'hui valorisée à 30 milliards de dollars (25 milliards d'euros) et bénéficie du soutien de poids lourds économiques tels que Microsoft, Honda ou Softbank.

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