Dubaï utilise des drones à faisceau laser pour générer des pluies artificielles

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Dubaï utilise des drones à faisceau laser pour générer des pluies artificielles
Les Émirats arabes unis utilisent des drones pour électrifier les nuages afin qu'ils produisent de la pluie et d'augmenter ainsi la quantité de précipitations annuelles. © Shutterstock

Le Centre national de météorologie de Dubaï, aux Émirats arabes unis, a trouvé un nouveau moyen de faire tomber la pluie. Il utilise des drones émettant des faisceaux laser pour générer des pluies artificielles. La semaine dernière, le service météorologique du pays a mis en ligne deux vidéos prouvant l'existence de fortes averses dans les rues de Dubaï. Voici comment cela fonctionne : les drones tirent des faisceaux laser sur les nuages, les chargeant en électricité. Cette charge provoque des précipitations en forçant les gouttelettes d'eau à se rassembler pour créer de plus grosses gouttes de pluie, ce qui revient à électrifier l'air pour créer de la pluie.

En mars dernier, la BBC a rapporté que les Émirats arabes unis souhaitaient tester la technologie des drones, qu'ils ont développée en collaboration avec l'université de Reading au Royaume-Uni. La pluie générée artificiellement est cruciale car Dubaï ne reçoit en moyenne que 10 cm de précipitations par an. Cela rend l'agriculture difficile et oblige le pays à importer plus de 80% de sa nourriture. Cela n'arrange pas non plus les températures étouffantes du pays. Le 6 juin, par exemple, Dubaï a enregistré une température étouffante de plus de 51 degrés Celsius.

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La technologie de production de pluie de Dubaï n'est pas totalement différente de l'ensemencement des nuages, qui est utilisé aux États-Unis depuis 1923 pour lutter contre les périodes prolongées de sécheresse. L'ensemencement des nuages nécessite de l'iodure d'argent broyé, un produit chimique utilisé en photographie, pour aider à créer des amas d'eau dans l'air.

Craintes d'inondations et d'une privatisation de la technologie

Selon Forbes, les Émirats arabes unis ont investi dans neuf projets d'amélioration des précipitations au cours des dernières années, pour un coût total d'environ 15 millions de dollars (12,6 millions d'euros environ). La plupart de ces projets ont fait appel à des techniques traditionnelles d'ensemencement des nuages.

Les détracteurs de la technologie des drones craignent qu'elle ne provoque involontairement des inondations massives. Ils s'inquiètent également de la privatisation de cette technologie, rapporte Forbes. Aux États-Unis, des solutions innovantes aux effets extrêmes de la crise climatique ont été explorées. Le milliardaire Bill Gates soutient le développement d'une technologie de réduction de la lumière du soleil qui pourrait contribuer à un effet de refroidissement global en réfléchissant les rayons du soleil dans l'atmosphère de la planète.

Pendant ce temps, plus de 80 incendies de forêt ravagent les États-Unis, dévastant des communautés et détruisant des maisons. Début juillet, la Vallée de la Mort, en Californie, a enregistré une température maximale de 54,4 degrés Celsius, soit la température la plus chaude enregistrée sur Terre depuis 2017.

Version originale : Cheryl Teh/Insider

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