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EasyJet immobilise tous ses avions jusqu'à nouvel ordre

EasyJet immobilise tous ses avions jusqu'à nouvel ordre
La compagnie britannique n'assurera plus aucun vol. © Cristina White de Pixabay

C'est l'un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire. Et ce lundi 30 mars, c'est au tour d'EasyJet d'acter la déroute du transport aérien. La compagnie britannique a indiqué lundi qu'elle allait immobiliser l'ensemble de sa flotte d'avions — 318 — pour une durée indéterminée à cause de la pandémie de coronavirus et des nombreux pays européens en confinement. Elle avait déjà annoncé il y a dix jours qu'elle maintiendrait au sol la majorité de ses avions à cause de la paralysie du trafic mondial."Ces derniers jours EasyJet a participé au rapatriement de clients avec 650 vols à ce jour pour ramener chez eux plus de 45.000 clients", le dernier ayant eu lieu dimanche, souligne la compagnie à bas prix dans un communiqué.

"Nous allons continuer à travailler avec les autorités pour mettre en place des vols de sauvetage supplémentaires selon leurs demandes", ajoute-t-elle."A ce stade il n'y a aucune certitude sur la date à laquelle les vols commerciaux pourront recommencer", précise Easyjet qui dit continuer à tout faire pour alléger sa structure de coûts afin de faire face à l'impact économique de la pandémie, garder au sol les avions "enlevant un coût important".

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Le transporteur assure disposer de comptes sains et dit avoir trouvé un accord avec les syndicats pour que son personnel de cabine se mette en congés. "L'accord sera effectif à partir du 1er avril pour deux mois et les équipages seront payés 80% de leur salaire moyen grâce au système mis en place par le gouvernement pour maintenir les emplois".

Le secteur aérien traverse la pire crise de son histoire à cause de la pandémie qui en l'espace de quelques semaines a forcé les compagnies à suspendre la majeure partie, voire tout leur programme de vols. Le gouvernement de Boris Johnson a pour l'instant indiqué qu'un plan de sauvetage sectoriel n'était pas à l'ordre du jour et que l'Etat britannique ne volerait au secours des compagnies ou aéroports que si "toutes les autres options (étaient) épuisées", et notamment le recours aux aides aux entreprises déjà annoncées.

L'Etat américain, de son côté, envisage de prendre des participations dans les compagnies aériennes en échange d'une aide pour les soutenir face aux effets de la pandémie de coronavirus, ont affirmé dimanche deux hauts responsables de l'administration Trump. En France, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat chargé des Transports, envisagerait une nationalisation d'Air France pour éviter la faillite.

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