EasyJet souligne l’incertitude que le Brexit fait planer sur son activité et plonge en Bourse

REUTERS/Stefano Rellandini

EasyJet n'est guère optimiste sur son activité pour les prochains mois. Le transporteur aérien britannique a confirmé anticiper une perte de 275 millions de livres (320,4 millions d'euros) au premier semestre de l'année, dans un communiqué publié lundi 1er avril. Son chiffre d'affaires est quant à lui prévu en progression de 7,3%, à 2,34 milliards de livres, soit plus de 2,72 milliards d'euros. Mais à monnaie constante (hors inflation), la compagnie à bas coûts table à l'inverse sur un recul de 7,4% de ses revenus.

Plusieurs raisons sont évoquées pour expliquer ces faibles perspectives. A commencer par le Brexit, dont le dénouement est toujours aussi incertain alors que la date de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a été repoussée au 12 avril ou au 22 mai, en fonction d'un nouveau rejet ou non de l'accord signé avec Bruxelles par les députés britanniques. "Pour le second semestre, le Royaume-Uni et l'Europe sont aux prises avec des faiblesses qui, selon nous, découlent de l'incertitude macroéconomique et de nombreuses questions en suspens autour du Brexit, qui contribuent à la baisse de la demande des clients", a déclaré le directeur général Johan Lundgren.

Il tempère toutefois son propos en précisant que ses équipes sont "bien préparés d'un point de vue opérationnel pour le Brexit", alors que l'Union européenne a adopté en février un accord permettant d'assurer la connectivité aérienne entre le Royaume-Uni et l'Europe jusqu'en mars 2020 en cas de sortie sans accord. 

Cela n'empêche pas le titre EasyJet d'accuser le coup. L'action de la compagnie chute de 8,34% à la Bourse de Londres, à 14h50. Dans son sillage, les autres transporteurs européens reculent aussi, Ryanair plongeant de 5,08% à la Bourse de Dublin et Air France-KLM perdant 0,93% sur la place de Paris.

Cours de l'action EasyJet à la Bourse de Londres, lundi 1er avril 2019. Investing

EasyJet précise en outre observer "une baisse croissante du rendement des billets au Royaume-Uni et en Europe". Le transporteur aérien évalue à 18,8% la hausse de ses coûts, en raison des prix du carburant et de ses investissements en capacité. 

Il reste prudent pour le second semestre et anticipe des revenus par siège en légère progression à taux de change constants, reflétant "la baisse de la demande sous-jacente au troisième trimestre", avant une amélioration espérée au dernier trimestre de l'année.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Voici les 21 compagnies aériennes les plus sûres au monde

VIDEO: La mode des licornes est loin d'être terminée — ce restaurant à Londres sert des milkshakes rose et violet en forme de l'animal fantastique