La police française intervient pour déloger un activiste de Greenpeace sur la facade du siège d'EDF lors de la présentation des résultats annuels le 14 février 2017 à Paris. REUTERS/Charles Platiau

Aujourd’hui, plus de 50% des ex-commissaires et 30% des ex-députés du Parlement européen qui ont quitté le monde politique travaillent pour des organisations inscrites au registre des lobbyistes de l’Union européenne.

Le plus retentissant de ces mouvements a été le départ de Jose Maniel Barroso, l'ancien président de la Commission européenne pour la banque Goldman Sachs.

Ce constat implacable est posé par l'organisation internationale anti-corruption Transparency International dans son dernier rapport sur les revolving doors ("portes tournantes"), intitulé "Accès à tous les domaines: quand les personnels politiques de l’UE deviennent des lobbyistes".

Publié il y a quelques jours, cette étude s'intéresse à la situation de 512 anciens commissaires et députés européens et de leur activité professionnelle après leur mandat. Il en ressort ainsi que "50% des lobbyistes enregistrés pour le compte de Google ont travaillé pour l’UE."

Parmi les entreprises françaises qui dépensent le plus pour influencer et se rapprocher de l’élaboration des lois en Europe, les trois première sont toutes issues du même secteur, celui de l'énergie: il s'agit de Total, Engie et EDF.

Ces entreprises dépensent chacune "plus de 2 millions d'euros par an en lobbying", écrit Alternatives Economiques

Le magazine précise que Total emploie six lobbyistes permanents, "tous accrédités auprès du Parlement européen". EDF et Engie ne sont pas en reste, avec respectivement 14 et 13 lobbyistes à Bruxelles, selon les chiffres de 2014 et 2015 disponibles.

"C’est finalement peu au regard des financements européens reçus par ces deux entreprises: 113 millions d’euros pour Engie l’an passé, plus de 3,5 millions pour EDF", avance Alternatives Economiques.

Parmi les 10.000 organismes inscrits au registre européen des lobbies, plus de 1000 sont français.  Collectivités locales, multinationales, ONG: elles peuvent avoir recours pour les aider à des cabinets de consultants, des avocats spécialisés mais elles ont donc aussi leur propres lobbyistes à Bruxelles et Strasbourg.

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