On connaît les 428 premiers candidats qui représenteront Emmanuel Macron aux législatives — et 5 règles ont été respectées

Le président élu Emmanuel Macron pose au Jardin du Luxembourg lors de la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai 2017. REUTERS/Eric Feferberg

Le mouvement d'Emmanuel Macron a présenté jeudi les 428 premières investitures pour les élections législatives des 11 et 18 juin, dont la moitié de femmes, et 52% de personnes issues de la société civile.

Ce sont deux des cinq conditions fixées par En Marche! (désormais appelé La République en marche) pour être éligible à une investiture.

Au total, il y a 577 postes de députés en jeu.

Les cinq conditions sont le renouvellement, la parité réelle, la probité, le pluralisme politique et la cohérence. 

Le secrétaire général d'En Marche, Richard Ferrand, a précisé que le mouvement ne présenterait pas de candidat contre Manuel Valls dans la circonscription de l'ancien Premier ministre, même si celui-ci ne remplit pas les critères pour être investi par le parti d'Emmanuel Macron.

Il a ajouté lors d'une conférence de presse que 93% des candidats étaient aujourd'hui en activité professionnelle.

L'âge moyen des candidats est de 46 ans, a-t-il précisé.

"Nous avons l'objectif de bâtir une majorité de changement et donc d'obtenir pour le groupe parlementaire La République en marche une majorité absolue à l'Assemblée nationale", a dit Richard Ferrand.

Le processus de sélection a été "d'une rigueur, d'une objectivité et d'une impartialité sans précédent sous la Ve République" et ces investitures signent "le retour définitif des citoyens au coeur de notre vie politique", a-t-il ajouté.

Selon lui, "19.000 dossiers de candidatures ont été déposés (...) sans compter l'afflux de quelques milliers ces derniers jours", cela s'est traduit par un "travail de titan" de "plus de 250 heures en trois mois", avec notamment "plus de 1700 entretiens téléphoniques ou physiques".

Les promesses de renouvellement, parité réelle, probité, pluralisme politique et cohérence sont ainsi tenues, a assuré Richard Ferrand

Le président de la commission d'investiture Jean-Paul Delevoye, joint par Reuters, a expliqué ce délai supplémentaire par le nombre de dossiers qui se sont amoncelés depuis la victoire du président élu, dimanche dernier.

En creux, le mouvement laisse aussi l'opportunité à des élus Les Républicains de le rejoindre, certains conditionnant leur venue à la nomination d'un Premier ministre de droite.

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