Une scientifique de 25 ans qui travaille à détecter les cancers donne 2 raisons aux jeunes de se tourner vers le métier de chercheur

A 25 ans, Eloïse Pariset est chercheuse au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et a déjà été couronnée par quelques prix dont la Bourse L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science en 2017.

Elle intervient régulièrement dans des collèges et lycées pour parler de son métier de chercheuse aux jeunes. 

La jeune scientifique, originaire d'Alsace, a raconté à Business Insider France que beaucoup d'entre eux ont en tête l'image du chercheur travaillant seul dans son laboratoire, avec son microscope et sa pipette. 

Eloïse Pariset tente de mettre fin à ce cliché et donne deux raisons qui rendent ce métier palpitant: 

"Etre chercheur, c'est aussi voyager pour participer à des conférences internationales, en Asie, en Amérique, échanger avec d'autres scientifiques du domaine. C'est un travail où on parle beaucoup avec la communauté. Ça n'a rien à voir avec le chercheur qui travaille seul dans son laboratoire." 

Et d'ajouter: 

"Je pense que c'est un super métier pour voyager et faire des rencontres."

Elle aime aussi préciser aux collégiens et aux lycéens qu'il ne faut pas forcément être "un génie des maths" pour devenir scientifique. 

Enfin, la chercheuse du CEA a détaillé que les trouvailles d'un chercheuse ne sortent pas d'une feuille blanche — en réalité, elles correspondent à l'amélioration de ce qui a déjà été fait: 

"Au quotidien, on lit beaucoup ce que les autres font dans les publications scientifiques. Notre travail consiste à s'en inspirer, améliorer des dispositifs qui existent déjà, pour tenter de régler de nouveaux problèmes."

Après une formation pluridisciplinaire, entre la physique, la chimie et la biologie, à l'école d'ingénieurs à l'ESPCI Paris, Eloïse Pariset prépare sa thèse auprès du CEA et travaille sur une technologie permettant de dépister les cas de cancers plus tôt à partir d'un échantillon de sang.

A terme, elle espère que ses recherches puissent aboutir à la conception d'un dispositif portable pouvant être distribué aux médecins, comme un test de routine. 

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  1. Stéphane

    Nul doute que la recherche en biologie est un métier passionnant, enrichissant et stimulant. Ce que Madame Pariset omet, ce sont les conditions désastreuses dans lesquelles ce travail s'effectue. Elle oublie de mentionner le salaire misérable pour des très hauts diplômés, elle ne parle pas non plus du traitement infect réservé aux jeunes chercheurs post-doctoraux dans la plupart des laboratoires de recherche (souvent à l'étranger), et de leur très faible chance d'obtenir un poste, malgré un excellent CV - 3/4 places par an dans certains domaines où des dizaines de nouveaux candidats rejoignent chaque année les rangs des échoués des années passées. Certes, il arrive de bien tomber, mais il serait juste et réaliste de mentionner que ce n'est qu'une toute petite proportion des chercheurs... Ce pourquoi beaucoup de chercheurs, pourtant passionnés, quittent malheureusement la recherche académique ou publique pour des métiers moins contraignants.

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