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Une jeune chercheuse qui travaille sur une technologie pour dépister les cas de cancer plus tôt explique la différence majeure entre travailler dans le public et le privé

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Une jeune chercheuse qui travaille sur une technologie pour dépister les cas de cancer plus tôt explique la différence majeure entre travailler dans le public et le privé
© Eloïse Pariset. YouTube/Fondation L'Oréal

Eloïse Pariset, 25 ans, est chercheuse au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Elle a été récemment nominée comme l'une des personnalités les plus prometteuses de moins de 30 ans par le magazine "Vanity Fair".

Lors d'une interview avec Business Insider France, elle a expliqué la différence majeure, d'après elle, entre travailler dans le public et le privé — en tant que chercheur:

"La question à se poser est la suivante: 'est-ce que je préfère me focaliser sur un seul projet ou toucher un peu à tout et travailler avec différentes équipes de recherche?' Il y a deux options qui s'offrent à un scientifique. Dans le public [ndlr: CNRS, Inserm etc], on monte son équipe autour d'un projet auquel on croit vraiment et sur lequel on peut travailler toute sa vie. Dans l'industrie, il faut apporter son expertise sur une multitude de projets."

Que ce soit pour travailler dans le public ou dans le privé, un ou une scientifique devra en revanche avoir deux qualités essentielles — la curiosité et la persévérance — mais aussi être "prêt(e) à accepter que ses recherches ses recherches n'aboutissent pas forcément à ce que l'on voulait", a souligné Eloïse Pariset:

"Si ma technologie ne marche pas exactement pour pouvoir diagnostiquer les cas de cancers très tôt, peut-être qu'elle le sera pour extraire des bactéries afin d'établir un diagnostic environnemental par exemple."

Après une formation pluridisciplinaire, entre la physique, la chimie et la biologie, à l'école d'ingénieurs à l'ESPCI Paris, Eloïse Pariset prépare sa thèse auprès du CEA et travaille sur une technologie permettant de dépister les cas de cancers plus tôt à partir d'un échantillon de sang.

A terme, elle espère que ses recherches puissent aboutir à la conception d'un dispositif portable pouvant être distribué aux médecins, comme un test de routine.

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